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La collecte des biodéchets dans les cantines

Depuis janvier 2015, les déchets alimentaires des restaurants scolaires du 2e sont collectés pour être valorisés. Une démarche que la mairie du 2e expérimentait depuis octobre 2014 dans deux écoles de l’arrondissement.

Montrer que gaspiller n’est pas une fatalité et faire des déchets organiques une richesse. Voilà l’objectif de la démarche volontariste qu’entreprend la mairie du 2e en ce début d’année 2015. Pour cela, la Caisse des écoles de l’arrondissement, présidée par Jacques Boutault, s’est appuyée sur une expérimentation qu’elle a menée pendant trois mois.

Le principe ? Les déchets organiques (constitués de restes des repas ou d’épluchures de fruits et légumes) des 12 restaurants scolaires sont collectés quotidiennement et acheminés dans une usine de méthanisation, où ils sont transformés en énergie électrique, en chauffage et en compost. Les deux établissements qui ont participé à l’expérimentation ont pu collecter tous les mois plus d’une tonne de biodéchets : une fois méthanisée, cette tonne produit au total 350 kWh de chaleur, 350 kWh d’électricité et 950 kg d’engrais ! À partir des résultats de cette expérimentation, on estime que la production annuelle d’énergie issue de ces collectes de biodéchets pourrait correspondre à la couverture de la consommation électrique d’une centaine de foyers pendant une semaine.

Pour Jacques Boutault, l’objectif est aussi pédagogique : « En généralisant cette démarche à tous les restaurants scolaires du 2e, il s’agit de faire prendre conscience aux enfants qu’il n’y a pas de 'déchet ordinaire'. Dans la réalité, rien ne se perd. Les vrais déchets, c’est la pollution qui résulte de notre incapacité à recycler. » A terme, cette pratique « doit devenir la norme » pour le Maire : « mettre en place cette collecte à l’échelle de Paris serait un pas en avant considérable vers une société qui incite à la culture du recyclable et non plus du jetable. Quand on sait que chacun-e d’entre nous produit en moyenne 125 kg de déchets organiques par an, imaginez un peu ce que cela donnerait ! » conclut-il.

Le tri, c'est pas sorcier !

  1. Les élèves jettent les emballages dans le sac des déchets ménagers (ex : pot de yaourt).
  2. Ils regroupent les restes (épluchures de fruits, os de poulets, etc.) ainsi que les serviettes en papier dans leur assiette et déposent leur plateau, comme d’habitude.
  3. En cuisine, l’équipe de restauration se charge de mettre les déchets organiques et les serviettes dans le bac prévu à cet effet.

Rien ne se perd, tout se transforme

  1. Les élèves du 2e arrondissement dégustent des plats composés à 86% d’aliments issus de l’agriculture biologique ou labellisés.
  2. Les élèves ne mettent dans la poubelle que les emballages (de yaourts par exemple) et laissent dans leur assiette les restes, épluchures et leur serviette en papier.
  3. Les déchets organiques sont collectés chaque jour par des petits camions roulant au biogaz (peu polluants et silencieux). Ils transportent ces déchets vers un centre de méthanisation francilien.
  4. La méthanisation produit du biogaz (utilisée sous forme de chaleur et d'électricité) et du compost.
  5. Le compost permet d’enrichir les cultures en nutriments. Elles deviennent plus résistantes et sont en meilleure santé.



 

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