Editoriaux du Maire

Retrouvez tous les éditoriaux du Maire parus dans Paris Deuxième depuis 2001

2016

L’expérimentation Trilib’ est maintenant lancée à Paris. Je m’en félicite, car elle fait tomber un obstacle : la taille exiguë des locaux poubelles, qui empêche de nombreux résident-e-s de trier leurs déchets. Les conteneurs Trilib’ qui seront installés prochainement dans les rues du 2e arrondissement ont pour but de faciliter le tri. Collecté, le déchet devient une ressource et n’envahit plus nos océans ni nos forêts aux dépens de la faune et de la flore, et de notre santé. S’il n’était pas trié pour recyclage, il serait incinéré, produisant des fumées nocives le plus souvent. Cependant, l’équipement d’un territoire ne suffit pas à changer les habitudes : le tri des déchets appelle aussi des actions de pédagogie. C’est la raison pour laquelle notre conseil d’arrondissement a décidé de soutenir et d’accompagner une association qui devra organiser des actions de sensibilisation au tri sélectif dans les écoles.

Le 2e arrondissement est pionnier dans le recyclage des déchets organiques. La collecte que nous avons mise en place en janvier 2015 dans tous les restaurants scolaires de l’arrondissement permet de valoriser 39 tonnes de déchets par an et de les transformer en ED ITO engrais naturel pour les cultures d’Île-de-France et des régions limitrophes, et en énergie propre. 13,6 MWh d’électricité sont ainsi produits, soit la consommation d’une famille durant près de cinq ans ! Sensibilisés très tôt à la nécessité de trier, les enfants adoptent de bonnes habitudes qu’ensuite ils ne perdent pas.

Le réemploi est une autre de nos préoccupations. La Ressourcerie Paris Centre permet de déposer des objets dont nous n’avons plus l’usage. Elle évite 300 tonnes de déchets par an tout en agissant pour l’insertion de personnes éloignées de l’emploi (voir notre dossier consacré à l’économie sociale et solidaire). Autre initiative, cette fois à l’instigation des conseils de quartier : le rendez-vous Circul’Livre, rue Montorgueil, qui amène, chaque deuxième samedi du mois, des bibliophiles du 2e arrondissement à sauver des centaines d’ouvrages promis à la poubelle. Le projet d’armoire à dons déposé dans le 2e dans le cadre du budget participatif 2016 prouve aussi que les habitant-e-s du 2e sont attachés à ces valeurs d’échange et de partage. Je les en remercie ! Et la planète aussi !

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

La circulation automobile à Paris est un enjeu de santé publique. Mais pas seulement : c’est aussi un enjeu urbanistique.

La pollution de l’air liée au trafic routier tue chaque année 48 000 personnes en France. C’est l’une des principales causes de mortalité avec le tabac et l’alcool. De plus en plus d’enfants souffrent de maladies respiratoires. Les particules fines, générées notamment par le diesel, se logent dans les poumons des tout-petits. C’est pourquoi je soutiens la décision de la Maire de Paris d’interdire progressivement la circulation dans Paris des véhicules les plus polluants. Ceci devrait permettre de diminuer de 5 % le taux de pollution à Paris. Je suis conscient des contraintes que ces restrictions peuvent entraîner pour certains automobilistes, mais notre santé est à ce prix et des mesures compensatrices sont prises pour les automobilistes.

Reconquérir l’espace public est une autre nécessité impérieuse, inscrite dans le PLU, car les Parisien-ne-s habitent une des villes les plus denses du monde. Aussi, la piétonnisation de la rive droite des voies sur berges permettra aux Parisien-ne-s et aux visiteurs de se réapproprier leur fleuve. L’Unesco a classé ce site comme l’un des plus remarquables du monde : quel gâchis d’en faire une autoroute urbaine !

Dans le 2e arrondissement aussi, nous allons poursuivre notre action de reconquête de l’espace public par les circulations douces (piétons, vélos), entamée depuis plusieurs années : élargissement des trottoirs, agrandissement de la zone piétonne Montorgueil-Saint-Denis, piétonnisation de certaines rues. La rue Réaumur, axe de transit important, accueillera une piste cyclable bidirectionnelle.

Bruits de moteurs, klaxons, vitesse excessive, c’est assez ! C’est aussi pour cela que la vitesse est désormais limitée à 30 km/h sur la quasi-totalité de l’arrondissement. Pour votre sécurité, mais aussi pour notre qualité de vie et notre santé (car rouler moins vite pollue moins).

Aménager la ville pour mieux vivre ensemble et nous déplacer autrement pour mieux bouger, telles sont les ambitions que je continue de porter avec la majorité municipale, pour toutes les Parisiennes et tous les Parisiens, et particulièrement celles et ceux du centre de Paris.

Bien sincèrement,

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Très densément peuplé, le centre de Paris, dont notre 2e arrondissement, accueille, aux côtés de ses habitant-e-s, de nombreux salarié-e-s et touristes qui fréquentent entreprises et lieux festifs et culturels.

Si je me réjouis de cette vitalité, je reste néanmoins soucieux d’une cohabitation harmonieuse entre les riverain-e-s, les entreprises (qui travaillent parfois en horaires décalés), et les bars et restaurants, surtout lorsqu’ils sont dotés d’une terrasse. Nous sommes ainsi particulièrement attentifs au respect de la surface des terrasses, afin d’en limiter les nuisances sonores.

Préoccupé par ces nuisances occasionnées par les activités économiques, je suis heureux de la volonté, récemment exprimée par l’Hôtel de Ville, de transférer la compétence “nuisances sonores professionnelles” de la préfecture aux élu-e-s de Paris et de saisir à bras-le-corps cette question.

À l’échelle du 2e arrondissement, nous assumons tout d’abord une mission de conciliation afin de privilégier les solutions amiables. Nous intervenons auprès des entreprises chaque fois que nécessaire. En cas de litige par exemple autour d’une soufflerie ou d’un système de refroidissement bruyants, nous soutenons les riverain-e-s dans leurs démarches auprès de la préfecture, seule compétente à ce jour. Ainsi, nous avons incité un data center à changer son système de ventilation, dont le bruit dégradait la vie de tout un quartier. Enfin, nous assumons une mission d’information auprès des habitant-e-s du 2e arrondissement. Nous avons notamment doté le site mairie2. paris.fr d’une rubrique Bruit et nuisances sonores, dans laquelle vous pouvez retrouver tous les renseignements utiles pour lutter efficacement contre le bruit.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

54 000 ménages parisiens sont considérés en “précarité énergétique”, car ils consacrent plus de 10 % de leurs ressources au paiement de leurs factures d’énergie. S’attaquer à la rénovation thermique est l’un des principaux moyens de faire baisser les factures des Parisien-ne-s. Améliorer le confort, et faciliter les fi ns de mois ne sont pas les seuls bénéfices à en attendre. La réduction des émissions de gaz à effet de serre en est un autre, car les consommations énergétiques des bâtiments représentent le quart de celles-ci.

C’est ainsi que dans le cadre de son Plan climat, la Ville de Paris a lancé un plan de rénovation thermique de pas moins de 1 000 logements d’ici à 2020 et élaboré des solutions financières innovantes pour atteindre cet objectif. Ce programme, intitulé “Écorénovons Paris”, répond à la volonté des écologistes de faciliter l’obtention d’aides pour de tels travaux en coordonnant les différents acteurs et en simplifiant les démarches… Ils ont ainsi déposé et obtenu l’année dernière au Conseil de Paris des aides accrues pour les ménages en situation de pré- carité énergétique.

Les trois quarts des habitations à rénover sont des copropriétés. Nombre d’entre elles hésitent à franchir le pas, principalement freinées par l’investissement financier à consentir, ainsi que par leur méconnaissance des acteurs du secteur de la rénovation et la difficulté à appréhender l’ampleur des travaux à réaliser.

Le programme Éco-rénovons Paris est là pour donner l’impulsion décisive et débloquer les aides financières et techniques nécessaires. Les copropriétés qui s’inscriront dans cette démarche seront accompagnées par des professionnels qui porteront leurs candidatures. Elles bénéficieront d’aides financières importantes pour des travaux de rénovation thermique (isolation des murs et des toits, changement du chauffage, pose de doubles vitrages…). Des aides pour les opérations de végétalisation ou d’installation d’énergies renouvelables sont aussi prévues. Ne tardez pas à vous porter candidat : le programme débute au mois de mai !

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Regrouper les quatre arrondissements (1er, 2e, 3e et 4e ) du centre de Paris ? L’idée est dans l’air depuis plusieurs années. Pour se concrétiser, cette évolution, intégrée à la réforme du statut de Paris, devra être adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat au printemps prochain. Soyez rassurés, il ne s’agit pas, évidemment, de faire disparaître le 2e arrondissement ! Son identité, sa spécificité, son code postal (75002) demeureront. Le 2e sera toujours le 2e ! Il s’agit plutôt de regrouper les quatre conseils d’arrondissement en un “secteur” unique. Objectif : moderniser la gouvernance du centre de Paris, donner plus de poids dans les instances parisiennes aux arrondissements les plus petits de la capitale, et ainsi, rendre l’action publique plus efficace.

Une telle évolution doit toutefois être accompagnée de davantage de responsabilités attribuées aux maires d’arrondissement ou de secteur. J’ai ainsi demandé qu’à l’avenir, les maires parisiens soient notamment décisionnaires pour les attributions de terrasses, les autorisations d’ouverture de nuit des ED ITO bars et des restaurants, et l’implantation de commerces d’une surface supérieure à 300 mètres carrés (responsabilités qui relèvent aujourd’hui de l’hôtel de Ville ou de la Préfecture).

En effet, sur ces sujets importants du quotidien, le ou la maire de proximité est le mieux placé-e pour prendre les décisions les plus adaptées à la vie des Parisiennes et des Parisiens. Mais une telle décentralisation des pouvoirs n’est pas gagnée ! Pour qu’elle ait lieu, il faut en passer par une loi. Nous espérons que députés et sénateurs auront à cœur de défendre les élu-e-s de proximité. Car qui mieux qu’eux connaît les réalités de leurs quartiers ? Et, de la même façon, qui mieux que les habitant-e-s peut définir des projets ad hoc pour leurs quartiers ? C’est le sens du budget participatif proposé par la mairie de Paris chaque année. Les projets sont en cours de coconstruction, n’hésitez pas à participer à leur élaboration !

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Malgré le temps, la douleur des attaques terroristes du 13 novembre est toujours présente. Nous pensons aux victimes innocentes, à ces jeunes pour la plupart, qui ne demandaient qu’à vivre et qui nous ressemblaient tant, qui étaient ou auraient pu être nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos amis, nos proches.

Pour autant, devons-nous nous laisser aller à la haine, au sentiment de vengeance, à la recherche de boucs émissaires ? Évidemment, non. Ce serait une première victoire offerte aux ennemis de la liberté, à ceux qui veulent nous diviser. Au contraire, nous devons répondre aux terroristes par ce qu’ils détestent le plus et cherchent à détruire : plus de démocratie, de fraternité, de solidarité.

Il faut, bien sûr, mieux nous protéger. Et je tiens à saluer le dévouement des forces de police et, en particulier, l’implication sans faille des policiers et fonctionnaires du 2e arrondissement.

Mais il faut aussi réfléchir aux causes qui ont pu conduire des gens qui ont grandi et ont été scolarisés en France ou en Belgique à commettre des actes d’une telle cruauté. Comment peut-on être fanatisé à ce point ? Comment se fait-il que l’on puisse se procurer aussi ED ITO facilement des armes de guerre et s’organiser, franchir des frontières, tout en étant fichés et sans éveiller les soupçons ? Toutes ces questions devront au fil du temps trouver leurs réponses.

En attendant, ne laissons pas place au ressentiment. Les discours guerriers, le système de surveillance généralisée et les restrictions des libertés sont des mesures non seulement impuissantes à déjouer la menace terroriste, mais elles punissent tous les citoyens, les divisent, accroissent les rancunes et peuvent favoriser une spirale de violence.

À l’aube de 2016, à la lumière des enseignements de cette terrible année qui s’achève, nous devons plus que jamais réinventer notre futur. C’est le seul moyen de nous sauver. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », disait Antonio Gramsci. Ne laissons pas les monstres, d’où qu’ils viennent, régir nos vies.

Je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

2015

La Ville de Paris vient d’adopter un Plan d’alimentation durable qui prévoit davantage de bio, davantage de produits de saison, et moins de viande dans la restauration collective (mairie, cantines, résidences pour personnes âgées, etc.). Depuis plusieurs années, le 2e arrondissement développe cette politique alimentaire dont la Ville de Paris a choisi de s’inspirer. Une très bonne nouvelle pour la santé des Parisiennes et des Parisiens. Alors que la restauration collective ne propose aujourd’hui que 21,5 % de bio à l’échelle de la capitale, ce plan vise à atteindre les 50 % d’ici à 2020. Dans le 2e arrondissement, vous le savez, 86 % des produits servis dans les restaurants scolaires sont déjà issus de l’agriculture biologique ou labellisés.

Plus de bio pour structurer une filière agricole durable et saine. En se fournissant auprès de producteurs pratiquant l’agriculture biologique, la Ville fait le choix de soutenir une filière qui souffre de la concurrence de l’agriculture intensive et polluante. Concentrant les élevages, réduisant les coûts, vendant à perte, au mépris de la santé des producteurs et des consommateurs, ce modèle nuisible à l’économie et à l’environnement doit cesser d’être subventionné en l’état. C’est bien une agriculture écologique qu’il faut encourager, pour la planète, pour nos enfants et pour leur santé.

Manger moins de viande, une pratique vertueuse. Je suis très heureux que ce Plan d’alimentation durable inclue également la diminution de 20 % de la consommation de viande dans la restauration collective. Mise en place dans le 2e arrondissement depuis 2009, une journée végétarienne par semaine permet aux enfants de découvrir une alimentation non exclusivement carnée, tout aussi savoureuse et meilleure pour la planète. Manger moins d’animaux et davantage de végétaux est d’ailleurs gage d’une meilleure santé ! Il faut aussi rappeler que, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage est responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Je vous souhaite un bon appétit et une très bonne rentrée à toutes et tous, aux plus petits, comme aux grands !

Bien sincèrement,

Jacques Boutault.

Le 2e est en constante évolution. C’est le cas du Sentier, qui a vu se développer toute une filière d’excellence en matière d’économie numérique. Un secteur que je souhaite encourager puisqu’il s’agit d’une activité impliquant la réduction du nombre de livraisons dans le centre de Paris, allant dans le sens de la préservation de notre planète.

Mais le 2e est aussi menacé par la dérégulation de l’économie. C’est ce qui ressort de la lutte qui s’organise au sein du quartier Montorgueil entre un collectif d’habitants et des commerçants du quartier contre une entreprise de fast-food multinationale qui cherche à s’y implanter. Sur ce type de dossier, mon avis en tant que maire n’est que consultatif, et c’est pourquoi les conseillers de Paris ont demandé au gouvernement de faciliter pour les communes l’usage de la préemption sur les locaux commerciaux.

Ce qui se joue dans ce conflit c’est bien le modèle que nous voulons pour notre arrondissement. D’un côté, l’impact de l’élevage industriel sur l’environnement, la malbouffe et ses conséquences sur la santé, ainsi que le risque qu’elle fait peser sur les commerces de bouche du quartier. De l’autre, une économie de proximité, où les produits sont tracés, les circuits courts privilégiés, les agriculteurs rémunérés correctement pour des aliments de qualité.

Alors que le dérèglement climatique et ses conséquences sur la planète sont de plus en plus perceptibles pour chacun d’entre nous, le 2e doit évoluer. Non pas en accélérant ce changement, mais en créant les conditions pour y résister. Ce dont le 2e arrondissement a besoin c’est de crèches, pas de fast-foods.

Des berceaux, pas de McDo !

Bien sincèrement,

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Depuis mars 2014, vos élu-e-s municipaux sont au travail. Cela fait un peu plus d’un an que la nouvelle équipe que je dirige agit au service des citoyennes et des citoyens pour concrétiser ses engagements.

Un an, c’est peu, car certains projets se construisent sur un temps long, le plus souvent en concertation avec les acteurs du quartier. Si ce dialogue prend du temps, il est pourtant indispensable à l’efficacité de notre action municipale.

Un an, c’est néanmoins suffisant pour entrevoir la réalisation de plusieurs engagements pris devant vous : le développement des zones limitées à 30 km/h, la création d’une aire de jeux pour enfants square Louvois, la facilitation du stationnement cycliste aux abords du NUMA ou encore la sécurisation de la traversée des piétons rue Montorgueil au croisement de la rue Étienne-Marcel. Sans parler du travail sur la sécurité (notamment rue Saint-Denis en lien avec le commissariat) et la propreté, ainsi que l’amélioration des livraisons.

D’autres améliorations sont engagées et aboutiront prochainement. C’est le cas de l’élargissement des trottoirs et de la plantation d’arbres rue de Richelieu ou de la piétonisation de la rue Ménars – qui verra bientôt l’installation d’agrès de fitness d’extérieur.

Enfin, nous avons amorcé une concertation afin de créer dès 2016 un nouvel espace vert, à l’angle de la rue Montmartre et de la rue du Louvre. Votre avis nous intéresse. Et je veux d’ailleurs saluer votre participation importante à la consultation que nous avons lancée dans le cadre de l’opération de végétalisation de l’arrondissement.

À travers la mise en place de la collecte des biodéchets dans les restaurants scolaires ou les animations jeunesse, se construit avec vous un arrondissement toujours innovant, et emprunt de justice sociale et environnementale.

Bien sincèrement,

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Deux mois après, nous sommes encore abasourdis par les attentats qui se sont déroulés entre le 7 et le 9 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, à Montrouge et Porte de Vincennes. Face à tant d’horreurs, des citoyennes et des citoyens, en masse, se sont levés. Le 11 janvier, à Paris, partout en France et dans le monde, nous avons défilé pour dire que la liberté n’était pas négociable. Pour donner sens à l’idéal de fraternité. Pour rappeler aussi que l’égalité ne devait pas être un vain mot et qu’il fallait se défier de tout réflexe de repli sur soi ou de recherche de boucs émissaires parmi des Français d’origine étrangère ou de confession musulmane. Nous devons garder vivant cet esprit du 11 janvier. Et le faire vivre, c’est constamment maintenir le dialogue – y compris avec ceux qui ne se sentent pas Charlie. C’est difficile. Pourtant, ne doit-on pas aussi « aimer ses ennemis » ?

Mais le dialogue c’est d’abord et avant tout entre les citoyens et leurs élu-e-s qu’il doit être constant. Plus d’échanges et de participation citoyenne, c’est ce que j’ai souhaité favoriser en mettant en oeuvre, à côté de celui de Paris, le budget participatif de l’arrondissement. N’hésitez pas à proposer idées et projets. Tous ne pourront pas être retenus, mais tous seront étudiés avec attention, et ceux qui auront recueilli au printemps le plus de suffrages seront mis en oeuvre au cours de l’année prochaine.

Dans le même état d’esprit, ce journal, dont vous avez la nouvelle formule entre les mains, se veut plus participatif. Vous pourrez, par exemple, contribuer à une partie de sa conception en postant des photos sur les réseaux sociaux ou en nous les envoyant (voir page 2). Pensée comme un lieu d’échanges, la page 2 réserve aussi un espace aux associations qui souhaitent se faire mieux connaître ou recherchent des bénévoles. Enfin, j’ai souhaité mettre en valeur celles et ceux qui, par leur action, font le 2e arrondissement : ils ou elles auront les honneurs du portrait de couverture. L’action de la municipalité, tout comme son journal, se construisent avec vous.

Bien sincèrement,

Jacques Charlie Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Paris accueillera en 2015 la Conférence mondiale pour le Climat (COP21). Des représentant-e-s de 190 pays seront réuni-e-s début décembre pendant une dizaine de jours afin de trouver un accord qui permettrait de contenir le réchauffement climatique à 2° C.

Nous percevons déjà le changement climatique, ici, à Paris. Nous venons de connaître l’année 2014 la plus chaude jamais enregistrée depuis 1900. Par ailleurs, une étude du CNRS a révélé que l’épisode de pollution à Paris, au printemps dernier, avait eu les mêmes effets que le tabagisme passif ! Rappelons-le : la pollution tue. Et quand elle ne tue pas, elle rend malade en favorisant les troubles cardiovasculaires et l’asthme. C’est pourquoi des mesures sont indispensables pour préserver notre environnement et notre santé.

Réduire la pollution dans le centre de la capitale. C’est un objectif majeur de la Mairie de Paris, qui étudie la mise en place d’une circulation restreinte dans le centre de Paris qui ne serait plus autorisé qu’aux riverains, livraisons, taxis et véhicules de secours. Un centre de distribution urbain est aussi à l’étude pour diminuer les livraisons diesel dans le centre.

Mais moins polluer, c’est aussi moins gâcher. Nous expérimentons depuis la rentrée la collecte et la valorisation des déchets organiques des restaurants scolaires de l’arrondissement. Il s’agit de ne plus jeter les épluchures de fruits, les restes de repas ou les serviettes en papier, mais de les recycler. Leur valorisation dans la totalité des restaurants scolaires du 2e permettra de produire de l’énergie mais aussi des fertilisants agricoles naturels qui nous aideront à produire des aliments sans intrants chimiques en Île-de-France et dans les régions voisines (lire p. 7).

Sensibiliser nos enfants au tri des déchets, c’est responsabiliser des générations de citoyen-ne-s qui sauront ainsi préserver et valoriser les ressources de notre planète.

Je vous souhaite une très bonne année 2015 et vous adresse tous mes voeux de réussite et de santé.

2014

La première édition du Budget participatif a mobilisé 40 000 Parisien-ne-s qui ont voté pour les projets qui leur tenaient le plus à cœur. Cet exercice, qui préfigure les prochaines consultations, contribue au renouvellement de la démocratie participative. Les futures initiatives seront proposées directement par les Parisien-ne-s dès 2015, afin d’impulser un nouveau souffle démocratique à Paris.

Je veux remercier les Parisiennes et les Parisiens du 2e qui se sont exprimé-e-s lors de ce vote. Grâce à eux, neuf projets seront réalisés très prochainement par la Ville. Je ne peux d’ailleurs cacher ma satisfaction face au succès des idées de végétalisation des murs, de jardins pédagogiques dans les écoles ou d’amélioration du système de tri des déchets.

Ce scrutin montre que notre arrondissement fait preuve d’exemplarité en matière démocratique : le 2e monte sur le podium des arrondissements qui ont le plus voté, proportionnellement à leur population.

Ce taux de participation n’est évidemment pas étranger à la culture participative initiée depuis 2001 en matière de démocratie locale.

Dans le 2e, les Conseils de quartiers tiennent une place primordiale. D’abord, parce qu’ils sont sources d’inspiration et de réflexion. Mais aussi, parce qu’ils nourrissent notre projet commun en contribuant directement aux choix budgétaires que nous faisons.

Le Budget Participatif du 2e, mis en place en 2010, symbolise l’importance que j’attache à la parole et à l’expertise citoyennes dans la décision publique. Les conseillères et conseillers de quartier débattent en assemblée plénière des priorités qu’ils souhaitent voir engagées pour leur arrondissement.

N’hésitez pas à participer ! Aujourd’hui, ces Conseils de quartiers se renouvellent (en partie), et vous pouvez candidater. Parmi ces candidates et candidats, parce que chacun-e a le droit de s’exprimer, c’est par tirage au sort que les futur-e-s conseiller-e-s de quartier seront désigné-e-s.

Bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous !

Bien cordialement,

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Paris accueillera en 2015 la Conférence mondiale pour le climat. Parce que chacun-e doit agir pour lutter contre le dérèglement climatique, j’ai souhaité que la mairie du 2e arrondissement soit exemplaire en matière environnementale.

À ma grande satisfaction, notre mairie a de nouveau été « certifiée ISO 14001 », du nom de cette norme de référence de la performance environnementale. Je tiens d’ailleurs à féliciter les agents des services de la mairie, mobilisés pour participer à la réduction de nos consommations énergétiques.

Dès la rentrée, je souhaite poursuivre dans l’excellence environnementale en travaillant à la valorisation des « biodéchets », ces déchets organiques issus de nos assiettes qui peuvent, une fois recyclés, créer de l’énergie ou du compost. C’est une démarche déjà à l’œuvre dans plusieurs restaurants du 2e. Vous pourrez d’ailleurs lire dans ces pages toute la volonté que nous mettons en œuvre pour améliorer la gestion des déchets dans l’arrondissement et pour mettre en place une véritable économie circulaire.

La rentrée des classes 2014 s’inscrit pleinement dans cette démarche d’exemplarité. Les repas qui sont servis aux enfants comportent désormais 86 % d’aliments biologiques, les circuits courts étant privilégiés dès que cela est possible. Pour notre santé et pour l’environnement, les délicieux et très nutritifs repas végétariens du jeudi sont reconduits cette année.

Les citoyen-ne-s de l’arrondissement se mobilisent déjà pour l’environnement. C’est le cas de l’AMAP Rouge Tomate (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) ou du jardin partagé du square Bidaut, qui créent du lien social dans nos quartiers, tout en contribuant à la préservation de la planète. Parce que les habitant-e-s sont les experts de leur quotidien, ils peuvent d’ailleurs participer à la végétalisation de leur quartier à travers un appel à propositions dont vous trouverez le détail dans ce journal (voir page 5).

Je vous souhaite à toutes et tous, parents, enfants et associations, une très bonne rentrée dans le 2e.

Bien cordialement,

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Les élections municipales sont désormais derrière nous et je tiens à remercier les électrices et les électeurs qui se sont mobilisé-e-s, quel que soit le vote qu’ils ont exprimé, pour leur participation à ce grand rendez-vous citoyen. Je l’ai souvent répété : quelle que soit l’issue d’un scrutin comme celui-ci, la principale gagnante, c’est la démocratie.

Cette campagne électorale qui s’est déroulée dans une atmosphère saine de débat démocratique. Une atmosphère de respect des uns et des autres malgré nos différences de points de vue. Et de respect aussi à l’égard de notre environnement avec très peu d’affichage sauvage.

Avec 58,2 % des suffrages, vous m’avez réélu maire du 2e arrondissement, accordant aux écologistes et à la gauche 10 des 12 sièges du Conseil d’arrondissement, et les 2 sièges au Conseil de Paris. Je vous remercie sincèrement pour votre confiance.

Les 12 élus du Conseil d’arrondissement sont désormais au travail et vous détaillent dans ce numéro leurs priorités. N’hésitez pas à leur écrire pour toute demande relative à leurs délégations.

Nous nous sommes mis au travail dès le lendemain de ces élections pour préparer un bel été à tous les habitants du 2e arrondissement, notamment à celles et ceux qui ne peuvent par partir en vacances.

Ainsi vous découvrirez dans ce numéro une programmation culturelle et sportive gratuite, ainsi que des animations de quartier. Je vous encourage à participer à ces activités, en plein-air pour la plupart. Pour que la rue soit un espace de rencontres et d’échanges.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

L’année sera riche en évènements en tous genres auxquels je vous encourage à participer, pour ne pas oublier. Dans le 2e, l’exposition « les Parisiens dans la Grande Guerre » vous est proposée en partenariat avec la parisienne de photographie. Quelque soit le résultat des élections municipales, la mobilisation est générale pour faire de cette année du centenaire un rendez-vous incontournable et rassembleur autour de notre mémoire collective.

Nous serons ainsi amenés à nous rassembler autour du souvenir de Jean Jaurès, assassiné en terrasse du café du Croissant le 31 juillet 1914. C’est la figure de Jean Jaurès qui nous accompagne au cours de cette année, et son pacifisme que nous aurons à l’esprit lors des cérémonies du souvenir auxquelles je vous invite à vous associer en nombre.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Ces derniers mois ont vu deux mobilisations payer dans notre arrondissement. Situés dans deux quartiers différents, ces deux enjeux ont fédéré leurs habitants et usagers dans un même élan pour défendre une même exigence de qualité de vie.

Quartier Vivienne-Gaillon, la compagnie Allianz a entrepris une importante rénovation de son immeuble situé rues Saint Marc, Richelieu et Favart. Grâce à la mobilisation des riverains, un espace libre est préservé à l’angle des rues Favart et Saint-Marc. La rue Favart sera également pacifiée par un déplacement de l’entrée du parking. Enfin, le projet est moins dense (200m² de bureaux en moins), et comporte plus d’espaces verts(plantation d’arbres, toits et terrasses végétalisés etc).

Quartier Montorgueil – Saint-Denis, la compagnie multinationale de hamburger McDonald a tenté, pour la 2e fois, de s’implanter en haut de la rue des Petits Carreaux. Une forte mobilisation des riverains sous la forme d’une pétition a permis de montrer le rejet unanime de ce projet d’implantation qui ne correspond pas à notre vision du commerce de proximité. Ce rejet a été écouté puisque le maire de Paris a suivi mon avis défavorable en refusant l’octroi du permis de construire.

Ces deux exemples montrent que lorsque les habitants et les usagers de nos quartiers se saisissent de problématiques locales, il est possible de changer les choses pour mieux vivre ensemble. En dehors des luttes, des instances de démocratie locales sont disponible afin de mieux concerter, de mieux décider ensemble. Foncez-y !

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

2013

Saisi par quelques députés de droite, le Conseil constitutionnel a annulé en mai dernier la nouvelle répartition des conseillers de Paris. Le rééquilibrage touchait les gros arrondissements en raison des changements démographiques.

Les sages ont choisi, à la surprise générale, d’invalider ce rééquilibrage en raison de la règle des 3 conseillers de Paris minimum par arrondissements en vigueur depuis… 1982 ! Les 1er, 2e et 4e arrondissements disposent en effet de 3 conseillers de Paris malgré un déficit de population par rapport aux autres arrondissements.

Pour appliquer dans l’urgence cet avis à 10 mois des élections municipales, le ministre de l’intérieur, en lien avec le Maire de Paris, est revenu sur cette ancienne règle. Le 2e arrondissement ne disposera donc, dès le moins de mars prochain, de 2 sièges au Conseil de Paris.

Durant ces discussions, l’idée a été évoquée de rassembler les 4 arrondissements du centre en un seul arrondissement. Je dois dire que je n’ai pas trouvé cette idée absurde. Un grand arrondissement du centre permettrait d’avoir plus de moyens pour agir et de mettre en place une politique cohérente en termes de mobilité, de vision de l’espace public, dans un territoire dont le périmètre serait cohérent (hyper centre touristique de Paris).

Le cadre de ce débat, imposée par la droite à quelques mois d’élections municipales, ne nous a pas permis d’avoir un débat serein sur la question, et d’y associer tous les citoyens. J’espère que nous aurons l’occasion, lors de la prochaine mandature, de réfléchir à une alternative au système actuel qui, avec seulement 2 conseillers de Paris pour le 2e, ne garantira une juste représentation de l’opposition.

Je souhaite de très bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance d’en prendre.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Si l’hiver s’est montrée réticente à laisser la place au printemps et à des températures plus agréables, les habitants du 2e arrondissement n’ont pas attendu pour descendre dans la rue dès les premiers jours d’avril fêter l’arrivée du printemps et défiler pour le carnaval. Merci aux associations, commerçants et toutes celles et ceux qui sont venus partager ce moment chaleureux.

La rue est à l’honneur des prochains mois à travers une programmation riche et diversifiée. Au programme : des sports en plein-air, du spectacle vivant, et aussi des moments conviviaux comme le grand pique-nique du 2e. Chacun pourra trouver des activités dans ce menu alléchant où tout est gratuit et ouvert à toutes et tous.

L’utilisation de l’espace public répond également à des règles de vivre ensemble indispensables, de respect de règles communes pour le bien de tous. Suite à des discussions entre les riverains et la mairie, nous avons ainsi décidé d’interdire la pratique nocturne de l’espace de glisse rue Léon Cladel qui est désormais ouvert de 8h à 20h.

Enfin, difficile d’évoquer les différents usages de la rue sans parler du quartier Montorgueil – Saint Denis. Car partager l’espace public, c’est aussi laisser plus d’espace aux piétons dans une ville où les voies circulées demeurent omniprésentes.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

C’est un phénomène historique. Le 2e arrondissement attire à la fois des familles et des emplois. Avec une population de 23 166 personnes au 1er janvier 2013, la barre des 23 000 habitants vient d’être franchie. Dans le même temps, le nombre d’emplois, en croissance depuis dix ans, dépasse désormais les 61 000.

Nous accueillons de plus en plus d’entreprises de l’économie numérique. Celles-ci trouvent place au sein d’un bâti ancien adapté à leurs besoins. Elles se substituent peu à peu au traditionnel textile de gros. Symbole de cette mutation : l’arrivée en septembre prochain d’un nouveau lieu de référence de l’innovation, ouvert et participatif, géré par Silicon Sentier, qui accueillera, au cœur du Sentier, jusqu’à 200 start-up, ces jeunes sociétés innovantes.

Aux côtés d’Ashoka, un réseau d’entrepreneurs solidaires, et de l’Adie, une structure de microcrédit qui accompagne des personnes désireuses de lancer leur activité, ces sociétés préfigurent l’économie de demain : peu polluantes, solidaires, à forte valeur ajoutée et dont la force réside avant tout dans la matière grise, ressource inépuisable et renouvelable à souhait !

Dans ce contexte, le 2e arrondissement offre une autre spécificité : près d’un habitant actif sur deux travaille… dans le 2e arrondissement !

Cette proximité entre le lieu de travail et le lieu d’habitation procure un confort de vie et s’avère un principe très écologiste car on sait que les déplacements quotidiens domicile-travail sont parmi les principaux facteurs de production de gaz à effet de serre.

Dans le même temps, des commerces alimentaires de proximité se réinstallent comme Terroirs d’Avenir rue du Nil.

Pour que ces spécificités durent, le 2e doit rester attractif pour les entreprises innovantes comme il l’est pour les familles.

D’année en année, j’ai la joie de voir ce défi relevé.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

La fin d’année est toujours une période clé pour Paris, car c’est en décembre que le Conseil de Paris vote le budget de l’année suivante. Nous avons ainsi pu échanger, argumenter sur un budget qui a, comme chaque année, ses forces et ses faiblesses.

Je déplore le fait que ce projet soit établi autour de grands projets inutiles, comme le centre commercial des Halles, le stade Jean Bouin et la salle philarmonique. Les sommes investies dans ces grands projets sont difficiles à justifier à l’heure où la situation économique et sociale de notre Pays et de notre Ville nous appellent à plus de vigilance dans la dépense publique.

Les Parisiennes et les Parisiens ont avant tout besoin de logements, d’emplois, de lieux de Petite Enfance… tant de secteurs où les sommes engagées dans ces grands projets inutiles, qui ne sont pas sans rappeler l’EPR de Flamanville et l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, seraient mieux employés.

Mais je ne souhaite pas verser dans la caricature. Si je reste persuadé que nous pourrions aller plus vite, je ne nie pas que Paris soit sur le bon chemin. Car ce budget permettra tout de même de construire plus de logements, plus de crèches, et continuer les efforts effectués dans de nombreux domaines.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2013.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

De nombreux urbanistes et sociologues se posent la question. Le modèle que dessine le 2e arrondissement propose une réponse. Au coeur d’une agglomération de près de 12 millions d’habitants, constituée de la région Île-de-France, nous formons une sorte de village urbain. Car le lien social n’a pas disparu. On s’y croise et on s’y reconnaît. La moitié des habitants du 2e qui ont un emploi travaillent… dans le 2e. Près de chez eux. Très peu possèdent une voiture. Ils se déplacent à pied, à vélo ou en transports en commun, ce qui facilite la rencontre et le contact.

Nous vivons dans le centre historique de Paris, pas du tout aussi figé que certains voudraient le faire croire. Le respect du patrimoine, son entretien et sa valorisation permanente sont des préoccupations très contemporaines.

Derrière nos façades anciennes et nos rues tracées au Moyen-Âge, se développent de nouvelles façons d’entreprendre, de communiquer et de se relier au monde.

Grâce à la fibre optique et aux nouvelles technologies, notre arrondissementest câblé, « connecté ».

De nouveaux commerces alimentaires s’installent qui proposent une nourriture de qualité et de proximité, nous reliant aux campagnes avoisinantes.

La ville de demain est aussi une ville solidaire où l’autre, bien que différent, ne fait pas peur. C’est là où l’offre culturelle vient prendre toute sa place.

Les événements comme le bal de la Bourse rassemblent autour de moments fédérateurs. Ils permettent de dépasser les clivages, de se réunir lors de moments conviviaux. En cette fin d’année, nous organisons aussi à l’intention des élèves des écoles de l’arrondissement – les générations futures ! – des spectacles dans d'autres lieux prestigieux ( théâtre des Bouffes Parisiens...). En mairie, une artiste-peintre prendra possession des lieux, afin de nous proposer des oeuvres qui habilleront nos locaux pour les fêtes.

Être moderne c’est aussi être solidaire. Cette période de froid, et fêtes, doit nous rappeler que l’indifférence à l’égard de celles et ceux qui vivent dans la rue est un comportement dépassé. Un simple courriel à l’adresse cabma02-sdf@paris.fr

peut parfois aider et nous permettre de mobiliser les services sociaux.

Bonne année dans notre village urbain créatif, entreprenant, connecté, solidaire.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Le jeudi 6 juin dernier, j’ai eu l’honneur d’inaugurer avec le maire de Paris, l’immeuble du 24 rue de la Banque. Dix-huit logements sociaux accueillent désormais des familles qui, auparavant, étaient à la rue ou mal-logées.

Cela est encore insuffisant et je sais que beaucoup d’habitants du 2e arrondissement attendent patiemment dans des conditions difficiles un logement. Plus de 800 personnes sont inscrites sur notre fichier de demandeurs. Nous faisons le maximum : nous avons multiplié par quatre et demi le nombre de logements sociaux dans le 2e arrondissement en 10 ans. Et je compte bien que nous continuions.

Occupé de 2007 à 2011 par les associations DAL et Jeudi Noir, l’immeuble de la rue de la Banque est aussi un symbole. Celui de la lutte contre le mal-logement.

Que des personnes en détresse et mal logées occupent des immeubles de bureaux vides que ce soit rue de la Banque ou rue Saint-Marc, comme ce fut le cas il y a quelques années, je ne trouve pas cela illégitime. Cela permet de prendre conscience de l’acuité du problème et donne des arguments aux Pouvoirs publics pour agir.

Je considère que spéculer sur le logement et construire encore plus de bureaux alors que tant de personnes dorment dehors ou vivent sans confort ou en sur-occupation est inadmissible. Surtout lorsque des enfants ne peuvent, faute d’espace, disposer de bonnes conditions pour leur travail scolaire ou pour jouer. Situé au cœur du 2e arrondissement, l’immeuble du 24 rue de la Banque est représentatif des efforts de la Mairie du 2e arrondissement pour maintenir une mixité sociale au cœur de Paris. L’aboutissement de ce projet est pour moi une grande satisfaction. Il y en aura d’autres !

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

2012

Nous vivons dans un quartier particulièrement attractif. On évalue à 130 000 personnes le nombre de visiteurs qui se rendent ou passent chaque jour dans le 2e arrondissement. C'est une richesse à préserver.

Les conséquences de cette attractivité sont doubles pour les quelque 22 000 habitants que nous sommes. La première, souvent évoquée dans les réunions publiques et les colonnes de ce journal, c'est le trop fort trafic automobile et ses conséquences : la pollution de l'air et la pollution sonore. Toutes les circulations convergent vers le centre, là où la ville est la plus dense. C'est absurde, et il faut mettre fin au trafic de transit si l'on veut rester un quartier accueillant, où chacun est le bienvenu. 

Seconde conséquence : les arrondissements du centre sont devenus des lieux de rendez-vous entre amis et de fêtes nocturnes. Du coup, les bars et lieux de nuit, avec leurs terrasses, se multiplient. On pourrait s'en réjouir si cette situation ne s'accompagnait pas de son cortège de personnes en état d'ébriété qui déambulent nuitamment - et bruyamment - sous les fenêtres des dormeurs. 

Face à cette situation, nous travaillons autour de deux axes. Le premier : la mise en application d'une charte des terrasses et étalages mieux respectée. Le deuxième : l'action auprès du préfet de police qui donne les autorisations d'ouverture de bars et lieux de nuit. 

À la suite d'une réunion des conseils de quartier, les habitants ont souhaité que l'interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique soit étendue. J'ai écrit au préfet de police, qui a donné son accord. Désormais, déambuler verre à la main ou consommer à l'extérieur d'un établissement, en dehors de la terrasse, est interdit de 16 heures à 7 heures du matin dansle quartier Montorgueil - Saint-Denis, ainsi que rue Montmartre et alentours.

Certains pourraient penser que cette mesure est une atteinte aux libertés. Mais, entre la liberté de boire de l'alcool dans la rue et la liberté de dormir tranquille, personnellement, je n'hésite pas.

En vous assurant de mon dévouement et de ma détermination à voir la situation s'améliorer en 2012, je vous adresse mes vœux de très bonne année.

Bien sincèrement,

Jacques Boutault

maire du 2e arrondissement de Paris

Bien vivre ensemble est un combat collectif permanent. Nous vivons dans un arrondissement qui possède d'innombrables atouts. Mais il faut avoir conscience que certains de nos comportements peuvent engendrer des nuisances.

Le 6 février dernier, le Tribunal administratif de Paris a rejeté les requêtes de cafetiers-restaurateurs du quartier Montorgueil contestant des refus d'extension de leurs terrasses.

Je prends acte de cette décision et je voudrais profiter de cette occasion pour rappeler ma détermination à faire en sorte que le quartier Montorgueil reste un lieu agréable à vivre pour les riverains, tout en restant un quartier animé et plein de vie. 

Limiter l'étalement des terrasses, c'est aussi travailler à préserver la diversité du petit commerce de proximité. Les commerces de bouche (boulangeries, pâtisseries, boucheries, poissonneries, crémeries, fruits et légumes...) maintiennent l'identité de marché de la rue Montorgueil.

Pour que le quartier Montorgueil reste tel que nous l'aimons, vivant, authentique, familial, accessible à tous les âges... les règlements conçus pour permettre une vie commune agréable et harmonieuse doivent être appliqués (respect de la surface dévolue aux terrasses, attention au bruit après 22 h 00...). Mais les différents acteurs de ce quartier doivent aussi mieux dialoguer. C'est pourquoi j'organiserai prochainement une rencontre entre associations d'habitants et de commerçants, en présence des élus. Cette rencontre donnera lieu à la rédaction d'une charte précisant les règles communes et les engagements de chacun. Entre voitures, piétons, commerces, lieux de loisirs, habitations, la Ville peut, grâce au dialogue, trouver un équilibre... écologique. 

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

2010

La Ville de Paris a récemment lancé une procédure pour revoir le règlement d’installation des terrasses et étalages sur l’espace public. J’ai souhaité pour ma part mettre ce projet en débat auprès des habitants et des commerçants du 2e arrondissement : une réunion publique s’est tenue à cet effet le 4 octobre dernier en mairie.

Un débat riche et varié a abouti à formuler toute une série de propositions destinées à améliorer le projet présenté par la Ville. Par exemple : ne pas autoriser les terrasses et étals sur les trottoirs trop étroits ; respecter impérativement une largeur de 1,60 m pour le passage des piétons ; interdire les dispositifs de chauffage au gaz et électriques, très énergivores ; fermer les terrasses après 22 h 00; autoriser les contre-terrasses uniquement à la place du stationnement automobile, etc.

J’ai adressé une lettre à Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris chargée de ces questions (consultez cette lettre), pour lui faire part de mes propositions, issues de la concertation. Toutes ne pourront peut-être pas être retenues. Mais j’aurai à coeur de les faire aboutir.

Car, au cours de cette réunion, les habitants ont déploré les nuisances importantes pour eux, dues à l’encombrement des trottoirs et au bruit, sur leur qualité de vie et leur sommeil. Tout en admettant que la présence de terrasses est nécessaire à l’animation et à la convivialité de la rue. De leur côté, certains commerçants ont reconnu mésestimer la « souffrance » parfois subie par les riverains, et assuré vouloir faire un effort.

Un exercice de démocratie participative utile, donc. Surtout s’il se traduit par une mise en oeuvre réglementaire. Et si l’État modifie la législation pour que les amendes aux récalcitrants (aujourd’hui de 35 euros) deviennent réellement dissuasives.

À suivre…

Bien sincèrement,

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Quoi de plus agréable, à l'arrivée des beaux jours, que d'aller cueillir, du bout de sa paille, quelques instants de calme et de rafraîchissement à la terrasse d'un café ? Un plaisir accru quand il n'est pas troublé par les bruits et les odeurs de la circulation automobile. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que consommateurs et exploitants de débits de boisson se retrouvent à l'écart des grands axes. Dès lors, désertés par les commerces traditionnels - victimes, en plus, de la loi dite « modernisation de l'économie » qui favorise les supermarchés -, ces quartiers deviennent des lieux de rencontre et de détente qui s'animent en soirée. Ainsi va la rue Montorgueil qui, de rue de marché, devient peu à peu rue de loisirs. Ajoutons à cela une loi anti-tabac qui pousse les consommateurs à l'extérieur... et l'on découvre une nouvelle nuisance, d'autant plus pénible pour les habitants qu'elle est souvent nocturne.

Comment mettre fin à ces nouvelles nuisances ? À long terme, en réalisant que, si les quartiers piétonniers attirent autant de monde, c'est qu'ils sont agréables à vivre : pour flâner et consommer, mais aussi pour y vivre au quotidien, faire ses courses chez les commerçants, promener ses enfants... Quand Paris comptera dix, cent ou mille quartiers Montorgueil (ou de la Huchette), alors disparaîtra la monoactivité qu'ils connaissent et leurs inévitables inconvénients. En ce sens, les efforts entrepris pour diminuer l'emprise de l'automobile à Paris (tramway, aménagements de la place de la République et des berges de Seine, quartiers Paris Respire...), appelés sans répit par les Verts au Conseil de Paris depuis 2001, vont dans le bon sens. Mais la métamorphose est lente, bien trop lente. Entre voitures, piétons, commerces, lieux de loisirs, la Ville doit trouver un équilibre... écologique.

En attendant, pour que le quartier Montorgueil-Saint-Denis reste tel que nous l'aimons, vivant, authentique, peuplé de familles, accessible à tous les âges... les règlements conçus pour permettre une vie commune agréable et harmonieuse doivent être appliqués (respect de la surface dévolue aux terrasses, attention au bruit après 22 h 00...). À défaut, avec le concours du nouveau commissaire du 2e (voir p. 14), je m'engage à faire respecter ces simples règles du savoir-vivre ensemble.

Je vous souhaite de beaux jours paisibles et radieux.

Cordialement,

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Oui, Paris bouge. Indéniablement. Parmi d'autres, trois opérations d'envergure devraient bientôt voir le jour et modifier notre façon de vivre le centre de la capitale : le réaménagement de la place de la république, la transformation des Halles et le changement de gestionnaire du palais Brongniart (la Bourse). Mais Paris bouge-t-il dans la bonne direction ?

Le réaménagement de la place de la République apparaît comme propre à « aérer » cette partie très dense de notre ville. Le parti pris architectural qui ose le vide urbain est audacieux. On regrette pourtant que ce projet rejette la circulation automobile vers les arrondissements du centre, qui n'en ont pas besoin ! La partie sud de la place, vers les quartiers centraux, est mal traitée et devrait être améliorée.

Le projet de rénovation des Halles est bien moins séduisant, voire inquiétant par de nombreux aspects : budget pharaonique, travaux jour et nuit durant 6 ans, augmentation des surfaces commerciales, incertitudes en ce qui concerne le centre d'animation Les Halles et la bibliothèque La Fontaine, destruction des espaces actuels destinés aux enfants et réduction de leur surface future, abattage de centaines d'arbres... Tout cela alors qu'une simple rénovation eût été bien moins dispendieuse et certainement tout aussi satisfaisante pour les riverains et les visiteurs.

L'attribution du palais Brongniart à un nouveau concessionnaire, dont le projet essentiel est d'en faire « un lieu de promotion des nouvelles formes entrepreneuriales » n'est certes pas une mauvaise chose. Surtout au regard de l'existant, puisque, mis à part le bal des Conseils de quartier et quelques autres événements municipaux, le lieu restait la plupart du temps fermé aux habitants. Mais on attendait un nouveau gestionnaire porteur d'une vision audacieuse, faisant du palais Brongniart une vitrine de l'économie sociale et solidaire, ouverte sur le quartier.

Une constante unit ces trois projets, à chaque fois, il est trop peu tenu compte de l'avis et des désirs des Parisiens (et en particulier des riverains), trop peu associés ou écoutés alors même que ce sont eux les premiers destinataires de ces réalisations.

Je vous souhaite un excellent printemps, dans les rues du 2e arrondissement.

Jacques Boutault,

Maire du 2e arrondissement de Paris

Pendant que se tenait, à Copenhague, le sommet de l'ONU sur le climat, le Conseil de Paris votait son budget 2010. Le rapport entre ces deux événements ? Un budget ne traduit pas seulement des montants de dépenses et de recettes, il est l'expression d'une politique. Et les politiques menées par les collectivités territoriales ont un rôle déterminant à jouer en matière de préservation de l'environnement. En effet, en mettant en oeuvre, localement, des mesures destinées à réduire la pollution et la production de gaz à effet de serre, les villes agissent concrètement, donnent l'exemple et mettent la pression sur les États et les gouvernements.

C'est ce que Paris a commencé à faire, en adoptant en 2007 son Plan climat. Et c'est ce que nous faisons, dans le 2e arrondissement, depuis maintenant 8 ans. Réduction de la place de la voiture, bio dans les restaurants scolaires, plantation d'arbres, réhabilitation des logements dégradés, logements sociaux équipés de panneaux solaires...

Suite au sommet de Copenhague, et dans un contexte de crise globale sociale et environnementale, il devient impératif d'approfondir cette politique dans deux domaines en particulier : le bâtiment et les transports. En effet, le bâti parisien produit aujourd'hui plus du quart des émissions de gaz à effet de serre de Paris et le transport près de la moitié. Or, on sait que ces secteurs d'activité sont fortement créateurs d'emploi. Nous devons donc investir dans la rénovation thermique des écoles, crèches, gymnases, piscines, bibliothèques... de façon à en réduire la consommation énergétique et à diminuer les factures. Pour les mêmes raisons, il est essentiel, en dépit du désengagement de l'État du financement du logement social, que la ville intensifie son effort de rénovation thermique de son parc de logements sociaux. Dans le domaine des transports, il faut aussi agir vite. Notre ville se doit de créer un réseau de transports en commun efficace, sûr et régulier qui donne envie d'abandonner sa voiture.

En créant des emplois, en favorisant en favorisant les économies d'énergies, nous pouvons rendre notre capitale plus robuste économiquement, socialement et écologiquement. Et apte à affronter les enjeux du futur.

Je vous souhaite une très belle année 2010.

Jacques Boutault, Maire du 2e arrondissement de Paris.

2009

La taxe carbone est inévitable. Son objectif est de rendre plus coûteuse la consommation d'énergies polluantes. À Paris, elle pourrait aider à diminuer le nombre de voitures, à encourager les travaux d'isolation des logements, à promouvoir des transports en commun confortables, réguliers, peu chers.

C'est donc une bonne idée. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions. Deux écueils sont à éviter. Le premier est que la taxe carbone serve simplement à compenser la suppression de la taxe professionnelle, principale source de financement des collectivités

locales. Elle serait alors hors-jeu car, pour avoir un intérêt écologique, elle doit être utilisée pour promouvoir de nouveaux comportements, plus respectueux de l'environnement et inciter aux économies d'énergie. Le deuxième est que cette « pollutaxe » se transforme en un simple impôt de plus, supporté en priorité par les ménages qui n'ont pas les moyens d'isoler leur logement et d'acheter une automobile propre. Elle serait alors aussi inutile qu'incomprise.

L'engagement doit donc être pris de compenser le montant de la taxe. Les 8 milliards attendus prélevés sur les carburants ou le gaz devront être reversés aux ménages, notamment les plus modestes, pour leur permettre des achats en vue de réduire leur empreinte écologique et leur facture énergétique : tickets de transports en commun, nouvelle chaudière, électroménager basse consommation, chauffe-eau solaire... les solutions ne manquent pas.

Ainsi, nous pourrions parler d'une taxe socialement juste et écologiquement utile pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire la pollution. Mais aussi pour entamer la nécessaire reconversion de notre économie.

Le 13 octobre, salle Jean Dame, je vous invite à la projection (gratuite) du film (Sous les pavés la terre) qui sera suivie d'un débat. Ce sera l'occasion d'en reparler et de donner votre point de vue.

Bien cordialement et bonne rentrée.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Voilà un peu plus d’un an maintenant que la nouvelle équipe municipale est au travail dans le 2e arrondissement et à Paris. Depuis le mois de mars de l’année dernière, où plus de 68 % des électeurs nous ont fait confiance, notre arrondissement a pris un nouvel élan.

Dans un contexte marqué par la crise économique et ses conséquences – moins de moyens financiers – nous avons continué à innover. Tout en restant à l’écoute des habitants, de leurs besoins, de leurs remarques.

Un journal d’un style nouveau vous est désormais proposé. Le site Internet a lui aussi fait peau neuve et, prochainement, une lettre électronique d’information sera envoyée à tous les habitants qui en font la demande.

Celle-ci nous permettra d’être plus proches encore et plus réactifs à l’actualité.

Les premiers comités d’usagers ont vu le jour. Le Conseil des parents des crèches vient d’être installé, il a élu sa présidente et s’est mis au travail en lien avec les directrices de crèche et l’adjointe à la Petite enfance.

Nous avons aussi renouvelé l’offre événementielle, qu’elle soit sportive ou artistique. Les week-ends sportifs organisés place de la Bourse et dans le Sentier ont rencontré un franc succès. Les concerts de musiques actuelles présentés en mairie d’arrondissement, avec le conservatoire Paris Centre, sont venus enrichir notre offre culturelle et s’ajoutent à la saison de lecture, au carnaval, à la Fête de la musique, à l’ouverture des ateliers des artistes (en novembre, cette année)…

Dès la rentrée, vous retrouverez le traditionnel vide-greniers des habitants du 2e qui sera, cette année, couplé avec le Forum des associations. Encore une occasion de nous rencontrer, de mieux nous connaître et de bâtir un arrondissement où chacun est pris en considération. D’ici là, je vous souhaite de bonnes vacances et un repos bien mérité.

Jacques Boutault,

maire du 2e arrondissement de Paris

Plus personne ne l’ignore. L’économie planétaire est entrée en récession. La crise financière est devenue une crise sociale aux conséquences humaines parfois dramatiques. Notre ville n’est pas épargnée. Cette crise va avoir une double conséquence pour notre collectivité. D’une part, le nombre de personnes en souffrance, isolées, sans abris et sans ressources va encore augmenter ; et, d’autre part, les moyens d’actions budgétaires de la Ville vont être considérablement réduits. En effet, depuis plusieurs années, la Ville finance une grande partie de ses dépenses avec les recettes apportées par les droits de mutation, c’est-à-dire par la fiscalité des transactions immobilières. Or, celles-ci se sont réduites de plus d’un tiers depuis le début de l’année 2009. Outre que faire reposer ses ressources sur la spéculation immobilière, revient à souhaiter que celle-ci se perpétue – avec son cortège de ventes à la découpe et de congés pour vente – la manne immobilière a conduit à ne pas privilégier d’autres sources de financement. C’est ainsi que le gel des impôts locaux durant 8 ans a rendu notre collectivité dépendante des recettes issues des droits de mutation, pourtant très volatiles, comme on le constate aujourd’hui. Les conséquences de cette situation sont de deux ordres. D’une part, il faut poursuivre l’effort de solidarité entrepris par une hausse de la fiscalité modérée et juste (c’est-à-dire ciblée sur la taxe foncière). et, d’autre part, il faut faire des économies. En la matière, je suggère de privilégier l’abandon des projets dispendieux et inutiles qui ne font pas consensus au sein de la majorité municipale (le plan de vidéosurveillance, la pyramide de bureaux de la porte de Versailles, la reconstruction du stade Jean Bouin et Autolib’…) et de se concentrer sur l’essentiel : l’action sociale, le logement, les places en crèches, le bio dans les cantines et les transports. Pour que Paris soit une ville à la fois innovante et solidaire.

Bien cordialement,

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Je vous l’avais dit : il y aurait du neuf au cours de cette année pour le 2e arrondissement ! Pour commencer, c’est un journal tout nouveau que nous vous proposons : plus clair, coloré et agréable à lire. Nous avons souhaité y donner davantage la parole aux habitants. Vous nous écrivez beaucoup et c’est bien naturel. Beaucoup de vos questions présentant un intérêt général, pourquoi ne pas en faire profiter tous les lecteurs ? Une rubrique, permet, avec l’accord de l’auteur, tous les lecteurs ? Une rubrique (sous cet édito), permet, avec l’accord de l’auteur,

de publier sa question, accompagnée de la réponse.

Les dossiers, tout en vous informant des projets et réalisations de la municipalité, vous donnent aussi la parole. Et les « portraits » à mettre en valeur les héros du quotidien qui font le 2e. Il s’agit, pour nous, de tenir la promesse annoncée par le sous-titre de notre publication : vivre ensemble le 2e Bien entendu, votre journal reste sans publicité commerciale, imprimé, selon les principes du développement durable « Imprim’Vert », sur du papier recyclé.

Le nouveau, en ce début d’année, ce sont aussi les engagements du maire de Paris à déléguer un peu plus de pouvoir aux maires d’arrondissement. C’est une très bonne chose, tant il est vrai que l’on gère mieux les problèmes lorsqu’on est proche du terrain. Mais plus de responsabilités auraient demandé plus de moyens.

Dans ce contexte, la suppression, annoncée subitement (et sans la moindre concertation), par le chef de l’État, de la taxe professionnelle qui génère près du tiers des recettes de notre collectivité, vient briser cette dynamique initiée par les élus de gauche de la Ville de Paris. Personne ne sait comment, ni par quoi, sera compensé ce manque à gagner. L’une des conséquences probables de cette décision intempestive c’est que l’on demande, aux élus locaux, de faire plus avec moins. Une autre version du « travailler plus pour gagner moins », en quelque sorte !

Bien sincèrement,

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

Notre arrondissement se porte bien. Il est même en pleine forme. C’est celui qui, à Paris, gagne le plus d’habitants : + 8,7 % depuis le dernier recensement officiel de population en 1999. Cette performance n’est pas entièrement due au hasard. L’amélioration de l’environnement, l’élargissement des trottoirs, l’aide au maintien des commerces de proximité, la baisse de la densité automobile, la qualité de la restauration scolaire, les efforts dans l’entretien des écoles, l’accroissement du nombre de places en crèches et de logements sociaux (même s’il faut encore mieux faire) contribuent à cette attractivité.

Mieux vivre ensemble dans le 2e est l’axe essentiel de la politique menée par la municipalité depuis 2001. Les Conseils de quartier, les rencontres en mairie, les animations et événements culturels sont autant d’occasions de nouer le dialogue, d’écouter, d’enrichir l’action municipale grâce aux suggestions de tous. C’est aussi une façon de permettre à chacun de se sentir chez soi. Être écouté et respecté, quelles que soient ses convictions et son origine, est une condition essentielle à la démocratie locale. Chacun doit savoir qu’il compte, qu’il peut être entendu. Bien sûr, je n’ignore pas que des problèmes existent et que beaucoup doivent affronter des situations difficiles. Mais je suis convaincu que c’est ensemble, dans le cadre de l’intérêt général,

que l’on peut trouver des solutions. Ce gain de population apporte aussi la preuve que l’exode vers la banlieue, peut être freiné : vivre dans le centre de Paris doit demeurer possible pour tous. C’est une nécessité tant sociale qu’écologique.

C’est donc avec un enthousiasme renouvelé que l’équipe municipale du 2e va poursuivre, en 2009, son travail d’amélioration des conditions de vie. Pour ne pas devenir un centre urbain anonyme, comme il en existe tant d’autres.

Une pleine forme, c’est aussi ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année.

Bien sincèrement,

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris

2008

Dans un centre urbain dense comme le nôtre, avec peu d’espaces verts et d’aires de jeux, les enfants et les ados peinent à trouver une place. L’excès des circulations motorisées entraîne la pollution de l’air et rend périlleux les déplacements à pied, surtout pour les plus jeunes. Dans ce contexte, la municipalité du 2e saisit toutes les opportunités pour élargir des trottoirs, fermer des rues à la circulation, aménager des placettes végétalisées, etc.

Nous accordons également une attention particulière à l’école. Je regrette ainsi que les moyens donnés par l’Éducation nationale pour l’accueil des élèves et le travail des enseignants soit encore en diminution à la rentrée : on peut rêver d’une société qui placerait l’école au sommet de ses préoccupations…

En ce qui concerne la petite enfance, nous accompagnons la création d’une crèche parentale pour les années qui viennent. Car, malgré les efforts réalisés lors de la mandature précédente, encore trop de parents sont déçus de se voir refuser ce service, faute de places.

Enfin, je suis personnellement très attentif au futur jardin des Halles – principal espace vert des habitants du 2e. Plutôt qu’un « joli » projet conçu dans un bureau d’étude, les parents du quartier et leurs enfants souhaitent un espace qui corresponde à leurs besoins et à leurs usages. Ils ne veulent pas de terrasses de café débordant dans les espaces verts. Ils ne comprennent pas la disparition programmée du jardin Lalanne et de la place René Cassin. De même, le Centre de loisirs Léo La grange « enterré » dans le sous-sol doit trouver une place, bien visible, sous la future Canopée, au sein d’un pôle Culture-Jeunesse. Les actes que nous posons sont essentiels pour les générations futures. Pensons-y !

Je vous souhaite un bel été.

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement.

L’école est l’une de mes préoccupations majeures. Mobilisés, tout au, long de l’année, pour s’assurer que chaque enfant est accueilli dans l’école de la République, les élus du 2e étaient présents dans chaque établissement scolaire, le jour de la rentrée.

Au cours de l’été, plusieurs écoles ont été rénovées. D’autres ont subi les traditionnels travaux d’entretien. Avec toujours le même objectif : offrir aux élèves les meilleures conditions d’apprentissage.

J’attache aussi une attention particulière à la qualité de la restauration scolaire. Les produits bio qui composent les repas permettent de proposer aux jeunes convives une alimentation saine, sans produits chimiques.

Mais il n’y a pas que de bonnes nouvelles en cette rentrée.

Certes, dans notre arrondissement, nous avons obtenu l’ouverture d’une classe supplémentaire (une quasi-rareté en cette période de restriction budgétaire). Les classes ne devraient donc pas être trop surchargées. Mais la suppression de l’école le samedi matin, décrétée sans concertation, va rendre plus compliquées les missions d’éducation. D’autant que rien n’est prévu par l’Éducation nationale pour renforcer l’accueil périscolaire le samedi matin. Ce sont les élèves les plus en difficulté et les familles qui ne partent pas en week-end qui feront les frais de cette nouvelle donne.

Reste que la rentrée c’est aussi le moment des bonnes résolutions. Notre arrondissement recèle une offre culturelle importante dont les habitants profitent trop peu. Nous vous proposerons, tout au long de l’année, en lien avec les théâtres, salles de spectacles et de concerts, des invitations retirer en mairie. Sortir c’est une autre façon de se cultiver.

Très bonne rentrée,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

2008 est une année particulière dans la vie communale.

Les 9 et 16 mars prochains seront organisées, partout en France, les élections municipales. Afin de préserver l’égalité des chances de tous les candidats, la loi limite, avec raison, le droit d’expression des maires dans les journaux municipaux. Il n’est pas possible de « vanter des réalisations ». Il est simplement permis d’en faire une présentation factuelle.

Je dois donc m’en tenir aux faits. Et c’est non sans fierté que j’ai le plaisir de vous annoncer la première bonne nouvelle de cette année : depuis le mois de janvier, notre arrondissement compte un nouvel équipement public. L’immeuble de la place des Petits-Pères a été entièrement réhabilité. Il accueille une crèche de soixante berceaux sur les trois premiers niveaux.

Sur les trois niveaux supérieurs, l’ancienne bibliothèque a fait peau neuve. Elle a plus que doublé sa surface, comprend une médiathèque et porte désormais le nom de la résistante déportée et écrivaine Charlotte Delbo.

Avec l’aboutissement de ce grand projet, nous aurons, en 2008, concrétisé l’ensemble de nos engagements pour le 2e arrondissement.

Outre le nombre de places en crèche augmenté de 60 %, toutes les écoles ont été restaurées, le bio a fait son apparition dans les menus scolaires, plus de soixante-dix arbres ont été plantés, le nombre de logements sociaux a été multiplié par deux (il reste insuffisant), un marché alimentaire a été créé, des espaces verts ont été aménagés ou réhabilités, de nombreux trottoirs ont été élargis, des rues piétonnisées, les déplacements à vélo ont été facilités, une maison des associations a été ouverte, les habitants ont pu s’exprimer à travers les conseils de quartier… De la parole qui engage aux actes posés, chacun est libre de juger le chemin parcouru.

Je vous souhaite une excellente année, pleine de joie, de santé et de réussite.

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

Le Conseil de Paris vient de débattre des premières orientations budgétaires. Priorité : poursuivre le travail d’investissement

au profit de la qualité de vie des Parisiennes et des Parisiens. Logements, crèches et solidarité envers les moins favorisés sont au coeur des préoccupations. Les aides à

l’innovation des jeunes entreprises, au maintien de la diversité commerciale et à la créativité culturelle des artistes ne sont pas non plus oubliées.

Dans un contexte de crise financière, les élus de gauche ont décidé une augmentation raisonnée de la fiscalité locale. Bien sûr, des divergences existent au sein de la majorité. En particulier sur la vidéosurveillance, l’érection de tours, le retour de la voiture en centre ville avec autolib’ ou les conditions de mise en oeuvre du plan climat. On peut aussi regretter que cette augmentation n’ait pas été mise en oeuvre plus tôt et soit peu étalée dans le temps.

Mais la fiscalité était restée stable durant les six années précédentes, et la hausse décidée fait encore de Paris l’une des grandes villes de France où l’imposition locale est la plus faible. De plus, cette augmentation, limitée à 9 % sur deux ans, concerne avant tout les personnes qui sont propriétaires de leur logement.

Ainsi la Ville sera en mesure de faire face à ses obligations et de tenir ses engagements. En effet, la crise financière, si elle ne sanctionnait que des spéculateurs peu scrupuleux ne serait pas préoccupante. Mais la faillite du système bancaire menace aussi les personnes les plus précaires.

Dans un contexte national où le gouvernement non seulement ne tient pas ses engagements vis-à-vis des collectivités locales, mais, de plus, fait peser sur elles les charges et les

devoirs qu’il ne remplit pas, l’élaboration du budget de notre ville obligeait à des choix clairs et courageux.

Bien sincèrement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

2007

Plus de 20 000 vélos en libre service vont se répandre dans Paris dès cet été. Notre ville va changer d¹aspect. Moins de bruit, moins de pollution, plus de convivialité. La pratique du vélo est en hausse depuis 2001. Mais avec Vélib¹ ce mode de déplacement doux va connaître une ampleur inégalée. Paris va prendre toute sa part dans la lutte contre l¹effet de serre en offrant à ses habitants, comme à ses visiteurs, un moyen de transport alternatif à la voiture, parfaitement adapté à la vie urbaine. Le vélo est, contrairement à bien des idées reçues, le mode de déplacement le plus sûr et le plus rapide à Paris. Outre ces avantages sur notre santé et notre mobilité, Vélib va permettre de mieux faire comprendre à l¹automobiliste qu¹il doit partager la chaussée avec d¹autres usagers. Avec plus de vélos dans nos rues, la ville va prendre un autre visage. La circulation va se pacifier, un cycliste roulant rarement à plus de 30 km/h. Bien sûr, cela demande de la part des utilisateurs du vélo prudence, civisme et respect du code de la route. Pas de circulation sur les trottoirs, éviter les contre-sens lorsqu¹ils ne sont pas autorisés, ne pas franchir les carrefours au feu rouge et, dans tous les cas, considérer le piéton comme prioritaire.

Je vous invite à participer à cette véritable révolution culturelle contribuant à mieux vivre en ville et mieux nous déplacer, tout en respectant la planète. " A Paris, à vélo, on dépasse les autos ", chantait Joe Dassin dans les années 70. C'est de plus en plus vrai.

Je vous souhaite un bel été,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement de Paris

Après les résultats des Présidentielles, s’ouvre une nouvelle page de la vie politique française.

Je ne vous cacherai pas ma déception personnelle. Pourtant, j’ai la conviction que, de la même manière que je suis, en tant que maire, au service de tous les habitants de l’arrondissement, le nouveau président est bien celui de tous les Français, quelle que soit leur vote et leur opinion.

Accepter le verdict des urnes est, en démocratie, une règle intangible. Je tenais à remercier les citoyens qui massivement ont participé à ce scrutin, à Paris et dans le deuxième arrondissement en particulier. C’est un gage de regain d’intérêt pour la politique et nous ne pouvons que nous en réjouir.

Les législatives des 10 et 17 juin devront mobiliser tout autant. Et rien n’est joué d’avance. Reste que localement, la concrétisation de nos projets risque d’être encore un peu moins simple... Accès au logement pour tous, accueil des tout-petits en crèche, promotion des transports en commun et des modes de déplacements les moins polluants, actions de solidarité en direction des plus faibles (personnes âgées, sans emploi, étrangères…), etc., sont des orientations dont la mise en oeuvre ne relève pas en totalité des prérogatives municipales ; l’Etat joue un rôle important en ces domaines.

Nous devrons donc redoubler d’énergie pour démontrer qu’un autre monde dans lequel chacun ait sa place est possible. Pour cela il nous faudra continuer à travailler et inlassablement convaincre.

Avec une conviction chevillée au corps : la diversité est une richesse et le dialogue un outil essentiel pour bien vivre ensemble.

Bien cordialement à tous,

Jacques Boutault

Alors que chacun s’interroge sur les causes de la pauvreté et la façon d’en sortir, ce débat a surgi de façon éphémère dans l’espace public. En France, la majorité des gens gagnentmoins de 1 200 euros par mois. Un revenu de 4 000 euros mensuels – pour une personne seule – permet donc de vivre confortablement.

Nous connaissons tous des personnes en grandes difficultés qui vivent sous tente. Des familles, qui, en fin de mois, peinent à payer leur loyer ou ne partent jamais en vacances… Cette réalité, quotidienne dans nos quartiers centraux, heurte notre sens moral.

Mais nous ne savons pas toujours comment agir. Dans le centre de Paris, les gens sont, pour la plupart, conscients que l’impôt est la forme républicaine de la solidarité à l’égard de ceux qui ont le moins. Augmenter le nombre de logements sociaux est l’une des pistes principales pour sortir les SDF de la rue et aider des familles. Les crèches, les aménagements de voirie et des transports en commun qui bénéficient à tous résultent de l’effort de ceux qui reversent une partie de leurs gains. C’est aussi la garantie d’une société plus humaine et non tournée vers le chacun pour soi.

Prendre conscience de sa situation privilégiée permet de mieux admettre, même si l’on ne se sent pas riche, la nécessité d’aider ceux qui en ont le plus besoin.

De même, les hommes occupent souvent une position privilégiée par rapport aux femmes. S’interroger sur cette domination séculaire et envisager les moyens de la faire évoluer, c’est ce que nous vous proposons avec ce dossier sur des femmes qui s’investissent dans la vie de l’arrondissement. Pour que sororité soit vraiment synonyme de fraternité.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

2006

Un tramway, sept écoles, un collège, une patinoire, deux piscines, quatre centres sociaux... auxquels s'ajoutent 4 000 logements sociaux, 850 places en crèche, 8,8 hectares d'espaces verts... et l'augmentation du chèque mobilité pour aider les plus démunis à acheter leur carte orange. Le vote du budget 2006, par le Conseil de Paris, a de quoi redonner un peu d'espoir, dans un contexte national difficile. Acte politique essentiel, il concrétise les engagements pris auprès des parisiens. Pourtant, les forces conservatrices, soutenues par de puissants lobbies, tentent de faire croire que la ville construit trop de logements pour les plus pauvres ou qu'elle en fait trop contre la pollution automobile. Les parisiens jugeront.

Le 2e arrondissement va, pour sa part, poursuivre son action en faveur de la réduction de la place de la voiture, notamment dans le Sentier où la dernière touche sera mise au quartier vert : modification du sens de la circulation, aménagement des entrées du quartier et création d'un jardinet rue des Petits-Carreaux. La maison des assocations, rue Saint-Denis, va ouvrir ses portes. Et la caisse des écoles sera mieux soutenue dans son action d'amélioration de la qualité des repas servis aux élèves. La Ville a, pour la première fois, lors de sa scéance budgétaire, décidé d'abonder de 250 000 euros la subvention aux caisses des écoles, afin d'aider celles qui servent des menus issus de l'agriculture biologique.

Tous ensemble, nous pouvons démontrer que la politique "autrement" consiste, pour les élus, à tenir leurs engagements, au plus près des attentes exprimées par les citoyens.

Bonne et heureuse année à vous et à ceux que vous aimez.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris.

Innovante, autant que nécessaire, la politique de la Ville de Paris en matière de transport fait l'objet d'un vaste débat démocratique. Les citoyens ont parfois du mal à se faire entendre dans les médias, face aux lobbies automobiles. Mais lorsqu'on leur donne la parole, leur réponse est sans équivoque. Plus de 78 % des Parisiens sont favorables à l'action de la municipalité qui vise à limiter la circulation automobile. Dans le 2e arrondissement, nous sommes même 83 % à l'approuver ! L'enquête Ipsos sur le Plan de déplacement de Paris à laquelle plus de 140 000 personnes ont répondu ne laisse aucun doute : l'action des élus de la majorité parisienne demande à être prolongée et amplifiée.

Les Parisiens ont bien compris que la politique municipale vise avant tout à lutter contre ce grave problème de santé publique que constitue la pollution. Ils l'encouragent fortement tout en formulant plusieurs exigences. D'abord, ils demandent que la fréquence et la régularité des transports en commun soient améliorées. Ils veulent également plus de parkings relais aux portes de Paris permettant de laisser son véhicule pour prendre un transport en commun lorsque l'on se rend dans le centre. Ils se prononcent ensuite pour le renforcement des amendes en cas d'infraction au code de la route. Et souhaitent que les véhicules les plus polluants (camions, 4x4, diesel, etc.) soient interdits d'accès à Paris et que l'on favorise l'acheminement des marchandises par train ou par la Seine. Lorsqu'on aménage une rue, ils demandent que soit accordée plus de place aux piétons (création de nouvelles aires piétonnes) et aux vélos (pistes cyclables, etc.).

C'est dans cette direction que depuis 2001, dans le 2e arrondissement et à Paris, je travaille avec l'équipe municipale. C'est donc sereinement, avec toujours la même conviction, que nous allons poursuivre, notre action pour améliorer notre environnement. Avec vous, pour vous et grâce à vous.

Très sincèrement.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris.

2005

Cela fera quatre ans, en 2005, que, dans le 2e, une équipe de gauche a succédé à des décennies de gestion par la droite. Qu'est-ce qui a changé ? D'abord, un état d'esprit basé sur le dialogue et la concertation. Des conseils de quartier, ouverts à tous et indépendants, font des propositions pour améliorer la vie quotidienne.

Dans les restaurants scolaires, des plats sont issus de l'agriculture biologique. Avec des repas à quatre composantes, nous pouvons encore accroître la qualité, réduire les restes, lutter contre l'obésité. les parents seront consultés.

Attentifs aux conditions de travail des élèves, des travaux ont été entrepris dans la quasi-totalité des écoles, trouvées en piteux état.

Le 2e est l'un des premiers à être passé au tri sélectif. Nous faisons aussi partie de ceux qui recyclent le mieux. D'ici à février, le bac jaune sera collecté deux fois par semaine.

Pour redonner de la place aux piétons, les trottoirs sont élargis.

Une trentaine d'arbres a été plantée. Avec le quartier vert, nous travaillons sur les sens de circulation, pour dissuader le transit. Des bâtiments insalubres ont été réhabilités, et les logements sociaux doublés, même si cela reste insuffisant.

D'autres projets se concrétisent : la halte-garderie rue Montmartre ouvre ses portes, suivie de près par une crèche rue de Cléry. Le marché alimentaire place de la Bourse fait des heureux. Et notre gymnase est désormais accessible aux personnes handicapées… Beaucoup reste à faire. Comme toute l'équipe municipale, je compte m'y employer. Avec conviction et sérénité.

Tous mes vœux de bonheur pour la nouvelles année.

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement

2004

Le bio n'est ni un luxe, ni une mode. C'est la contribution des citadins au bien être des campagnes et la garantie d'une alimentation plus saine.

C'est pour cela que les restaurants scolaires du 2e servent, depuis deux ans, des plats issus de l'agriculture biologique (AB), d'appellation d'origine contrôlée (AOC) et labellisés. Le bœuf, réintroduit après consultation des parents, est uniquement de race bouchère et bio. Les volailles sont obligatoirement estampillées label rouge. Les fromages et yaourts sont régulièrement AB ou AOC. La vinaigrette et l'huile sont bio… Bien entendu, tout OGM est proscrit.

Cette haute qualité alimentaire n'est pas superflue. Après la vache folle, nous sommes confrontés à un nouveau fléau : la grippe aviaire, apparue dans les élevages industriels. Dans ces exploitations, les poulets ne voient jamais le jour, vivent dans quelques cm2 et sont nourris avec des mélanges d'antibiotiques et de boues d'épandage.

Au contraire, l'agriculture biologique intègre le principe du bien-être animal. Elle respecte l'environnement car elle n'utilise ni herbicide, ni pesticide, ni hormones de croissance. Ses produits sont donc plus sains. Et en plus ils ont du goût !

Le bio ne prétend pas mettre à l'abri de tous problèmes de santé. Mais alors que depuis 20 ans, les cancers et maladies cardio-vasculaires ne cessent d'augmenter et que l'obésité infantile est passée de 3% à 15%, améliorer la qualité des repas servis aux enfants est plus qu'un simple " principe de précaution ". Cela permet de mieux comprendre les enjeux d'une bonne alimentation.

Le sujet n'est pas anodin. Une organisation de médecins et chercheurs du monde entier, l'International Atherosclerosis, vient présenter le résultat de 25 ans de travaux. En résumé : pour une meilleure santé, il est recommandé de ne pas fumer, de manger sainement et de pratiquer le vélo… Bon appétit.

Très cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

La France est un pays riche. Pourtant, 3,7 millions d'entre nous (soit plus de 15%) vivent sous le seuil de pauvreté. Près de 10% de la population active est sans emploi. Plus de 3 millions sont mal logés et près de 900 000 personnes n'ont même pas un toit !

Une nouvelle catégorie a récemment fait son apparition : les travailleurs pauvres et précaires. Ils ont un travail, mais mal ou peu payés. Ils n'arrivent pas à " à joindre les deux bouts. " Dans le même temps, les inégalités s'accroissent : les riches le sont de plus en plus et les pauvres sont de plus en plus nombreux. Même les classes moyennes sont touchées : les commissions de surendettement n'ont jamais traité autant de cas. La défaite de la droite aux élections régionales va-t-elle mettre un coup d'arrêt à ces politiques de délitement social menées par le gouvernement depuis deux ans ?

La suppression des allocations des chômeurs en fin de droits et la réduction de notre couverture maladie pourraient être remises en question. Est-ce le début d'une prise de conscience que la pauvreté et le mal de vivre qui nous entourent se paient d'une manière ou d'une autre ? Mendicité, incivilité, délinquance, échec scolaire trouvent leur origine dans l'absence d'action publique solidaire.

Dans le 2e aussi, beaucoup de familles vivent difficilement. Et 2 000 des 20 000 habitants bénéficient de la couverture maladie universelle. La mixité sociale est menacée par la spéculation immobilière. La Ville s'y oppose en achetant des immeubles dont elle attribue les logements à des familles à faibles ressources. Trop peu pour inverser la tendance, malgré l'importance des sommes qui y sont consacrées. Pour parer à l'urgence, les élus de la majorité municipale au Conseil de Paris ont décidé de faire de Paris une ville " hors expulsions ", en demandant au préfet de ne pas expulser les familles de bonne foi ne pouvant acquitter leur loyer. Parce qu'il n'est pas tolérable d'ajouter l'exclusion à la misère.

Très cordialement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

Le quartier des Halles a vieilli. Immeubles dégradés, conservatoire municipal à l'étroit, bibliothèque mal située, accès au RER problématique aux heures d'affluence, voiries souterraines inadaptées... Une rénovation s'impose. Mais les riverains ne veulent pas subir, à nouveau, des années de chantier. Ni revivre les atermoiements et gabegies d'il y a trente ans.

Quel centre ville voulons-nous demain ? Quatre projets ont été retenus. Ils sont présentés au niveau - 3 du Forum. Le délai supplémentaire accordé à la concertation par le Maire de Paris permet de compléter les propositions. L'expansion commerciale doit être limitée, la densification du bâti proscrite et le jardin, seul espace vert du centre, préservé : tilleuls en pleine croissance épargnés, pelouses étendues, espaces enfants sauvegardés…

L'aménagement doit être pensé selon des principes modernes : adapter le réseau ferré souterrain pour approvisionner les magasins par rail, utiliser des matériaux durables et faciles à entretenir, limiter les consommations énergétiques, équiper les bâtiments de capteurs solaires, recourir aux systèmes de rafraîchissement autres que la climatisation…

À une ambition architecturale de pur prestige doit se substituer une opération emblématique, mobilisant les technologies actuelles, au service d'un projet respectueux de l'environnement et des générations futures. Ces innovations donneront sens, originalité et attractivité au cœur de Paris.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

NB. Les quatre projets seront visibles, tout l'été, en mairie du 2e arrondissement. Venez donner votre avis.

Paul et Céline* habitent dans un 10 m2 rue Montmartre. Loyer : 330 euros. Céline est secrétaire intérimaire. Paul fait des extras dans la restauration. Ses tenues de service doivent être impeccables. Pendues sur des cintres, elles occupent la moitié de la chambre. Quand il prend sa douche, sa tête heurte un plafond pentu qui menace de tomber. " Nous ne pouvons avoir aucun projet, se désespère Céline. Impossible de louer : nous n'avons pas d'emploi stable ".

Nadia* est réfugiée politique. Dans son pays, elle était enseignante. Elle vit avec son mari et son bébé dans un 9 m2 délabré, rue Feydeau. Loyer : 400 euros. " Je ne supporte plus les souris. Je retrouve des crottes autour du biberon, sur les bavoirs...Et je n'ai pas l'eau chaude ".

Ces deux cas ne sont pas isolés. Le 2e compte plus de 800 demandeurs prioritaires. Les élus ne restent pas inactifs. Plusieurs programmes sont en cours. Mais face à un foncier hors de prix, la meilleure volonté ne peut faire de miracle. Sur la mandature, nous produirons 150 logements aidés dont les attributions se font par une commission pluraliste. Nous doublerons ainsi notre parc de logement social. Mais cela ne suffira pas. Le gouvernement, qui parle de cohésion sociale, devrait poser des actes : ne pas tolérer que des logements dégradés soinet loués à prix exorbitants, davantage inciter les propriétaires aux travaux de mise en conformité, limiter les hausses de loyer, mieux aider les collectivités qui se battent contre l'insalubrité. Pour que chacun puisse se loger dignement, là où il vit.

Très cordialement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

*Le nom des personnes a été modifié.

De quelle ville rêvent les Parisiens ? D'une ville qui protège ses immeubles les plus anciens, crée du logement social, offre des espaces verts, ouvre des équipements publics (gymnases, crèches, écoles...), améliore les transports en commun et réduit la place de la voiture. Un rêve bien réaliste, qui correspond en tout point aux priorités de la municipalité actuelle ! C'est ce qu'il ressort de la consultation mise en œuvre par le maire de Paris, dans le cadre du plan local d'urbanisme (PLU), à laquelle plus de 120 000 Parisiens ont participé.

En matière de circulation, 82% des personnes sont d'accord pour favoriser les transports publics, la pratique du vélo et les déplacements à pied au détriment de la voiture (dans le 2e arrondissement, le score atteint 88,6% !). Sur l'ensemble de Paris, 87% des gens sont favorables aux couloirs de bus réservés. Le renforcement de l'offre de transports en commun, en relation avec les communes limitrophes, est également jugé prioritaire.

En ce qui concerne l'aménagement urbain : plus de 90% des Parisiens pensent qu'il est important de réaliser de nouveaux espaces verts et de planter des arbres. Ils s'opposent, très majoritairement, à la création d'immeubles de grande hauteur et sont sensibles à la protection du patrimoine bâti ancien. À plus de 70%, ils souhaitent la création de logements sociaux dans les quartiers qui en manquent le plus : le centre et l'Ouest.

Des résultats qui entérinent massivement le choix d'une ville plus verte, plus conviviale et plus solidaire. Et qui nous encouragent à poursuivre, avec confiance, la politique engagée depuis maintenant plus de trois ans. Merci !

Bien sincèrement,

Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement

2003

Alors que nous entrons de plain pied dans le troisième millénaire, il apparaît de plus en plus clairement que notre mode de développement menace à terme la survie même de l'humanité.

Face à ce défi gigantesque, trois combats, interdépendants, doivent guider notre action. Le premier concerne la paix dans le monde. La guerre est une solution extrême. Elle ne peut être mise en œuvre que lorsque toutes les autres ont échoué. La haine qu'elle génère se transmet aux générations suivantes et nos enfants en paient les conséquences.

La lutte contre la pauvreté est le deuxième combat que nous devons mener. La moitié de la population du globe vit avec moins de 2 € par jour, des millions d'enfants sont contraints au travail et plus d'un milliard d'être humains n'a pas accès à l'eau potable.

Troisième combat : l'environnement. Les catastrophes industrielles et climatiques montrent que notre mode de développement productiviste et d'exploitation des ressources naturelles atteint ses limites.

Chacun d'entre nous est concerné. Alors que pouvons-nous faire dans le 2e arrondissement ? Pour l'environnement, nous pouvons manger bio, ce qui encourage une agriculture respectueuse de la nature, et acheter des produits du commerce équitable qui assurent un revenu stable aux petits producteurs. Nous pouvons aussi nous interroger sur notre consommation énergétique et moins utiliser la voiture.

Le dialogue et la participation citoyenne sont essentiels pour penser la paix et mieux vivre ensemble. C'est pour cela que nous encourageons au développement de la démocratie locale. Enfin, la lutte contre la pauvreté se traduit, notamment, par une attention plus grande portée aux conditions d'habitation et à la création de logements sociaux.

Une politique locale qui s'inscrit, à sa mesure, dans un combat global pour construire un monde plus juste, plus humain, plus durable.

Bonne année à toutes et à tous.

Jacques BOUTAULT

Maire du 2e arrondissement

Attendus avec impatience, les beaux jours arrivent. Avec leur lot de jours fériés, de terrasses ouvertes, de touristes qui déambulent dans les rues, la Seine retrouvée grâce à Paris Plage… Mais les Parisiens le savent : un ciel bleu cache souvent un air vicié. La ville, à cette période de l'année, devient irrespirable. Les élargissements de trottoirs et les 15 arbres plantés depuis le début de la mandature dans le 2e arrondissement (nous allons continuer) sont nécessaires pour améliorer l'environnement. Mais pas suffisants.

Récemment, des organismes indépendants ont fait état des conséquences de la pollution automobile sur la santé. Or, faire de Paris une ville plus civilisée et respirable, c'est possible. L'opération Paris respire (restriction de circulation en fin de semaine, dès le printemps) devrait être étendue au centre ville, où la circulation est la plus dense et la pollution de l'air la plus élevée. La suppression de la circulation de transit dans le cœur de Paris permettra une baisse de l'engorgement et donc un meilleur accès, pour tous, au centre de la capitale. Cela améliorera considérablement le cadre de vie des habitants qui souffrent de la pollution de l'air, du bruit et de l'encombrement incessant des trottoirs par les automobiles. Il n'est pas normal qu'à la première alerte à la pollution, il soit conseillé aux enfants de ne pas pratiquer d'activité physique et aux personnes âgées de rester chez elles, pendant que les autos, source du problème, sont autorisées à continuer de circuler.

Après Rome et Londres, Paris est à la traîne. Bientôt, la Constitution nous donnera le " droit de vivre dans un environnement sain. " Alors que cette année l'air parisien est pollué bien plus tôt que l'an dernier (d'après Airparif), il est urgent de mettre en œuvre des mesures volontaires et efficaces pour rendre aux habitants et visiteurs le goût de se promener et de découvrir les richesses de Paris sans mettre leur santé en péril. Pour un été où Paris respire !

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

Les mouvements sociaux perturbent notre vie quotidienne. Pourtant, les femmes et les hommes qui sont dans la rue défendent nos droits à la retraite et une certaine idée de l'enseignement. ils se battent pour un autre futur. Car une société qui revient sur des acquis et qui n'est plus en mesure d'offrir à ses enfants ce qu'elle offrait à ses aînés, est une société qui régresse.

Certes la France n'est pas isolée. La mondialisation de l'économie conduit les entreprises à rechercher toujours plus de rentabilité, encouragées en cela par certains gouvernements (dont le nôtre) qui redoutent une perte de " compétitivité nationale ". Alors que nous devrions plutôt " penser collectif ", notre pays s'apprête à signer l'Accord Général sur le Commerce et les Services (AGCS), préparé par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui va encore exacerber cette mise en concurrence mondiale généralisée. La France devra alors ouvrir ses services publics comme la santé (la sécurité sociale) et l'éducation (en commençant par l'université) aux capitaux privés des marchés internationaux.

Face à de telles évolutions, il est important de faire entendre notre voix. En novembre, le Forum Social Européen (FSE), de Paris Saint-Denis nous offrira l'occasion de débattre et d'échanger sur ces questions qui touchent notre vie quotidienne. Dans le 2e arrondissement, des produits du commerce équitable seront proposés place de la Bourse, tandis qu'au sein même du Palais Brongniart, nous débattrons du commerce équitable et du rôle de l'Europe dans la mondialisation. Parce que nous sommes tous concernés.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

Nous devons tirer les enseignements des événements tragiques de cet été. Le réchauffement de la planète semble bien entamé. Le Bureau du groupement intergouvernemental sur l'étude du changement climatique le confirme : le 20e siècle est le plus chaud du millénaire. La cause ? L'augmentation de l'effet de serre provoqué par l'activité industrielle et les transports : voitures et camions contribuent à hauteur de 40% aux émissions de gaz, dont l'ozone. La pollution a autant tué cet été que la chaleur. Si nous ne changeons pas nos comportements, l'été 2003 pourrait n'avoir été que l'avant-goût de catastrophes plus importantes. La manifestation " En ville transportons-nous autrement ", organisée par la mairie du 2e arrondissement, dans le cadre de la semaine des Transports publics - qui s'achève, lundi 22 septembre, par la journée sans voiture - , offrira l'occasion d'expérimenter d'autres modes de déplacements possibles.

L'autre enseignement concerne la place des personnes âgées dans notre société. Après avoir réduit les moyens des hôpitaux, gelé les crédits aux maisons de retraite, amputé l'Aide personnalisée autonomie (l'Apa), le gouvernement se défausse de sa responsabilité en faisant porter la faute sur les salariés qui vont devoir sacrifier un jour de congé ! Dans notre arrondissement, comme partout à Paris et en France, un accroissement de la mortalité a été observé. Mais grâce à l'action énergique de la directrice du Centre d'action sociale et de tout le personnel, fort heureusement, aucun décès n'est à déplorer dans les maisons de retraites du 2e arrondissement. Cette attention portée aux plus faibles doit être poursuivie tout au long de l'année.

La rentrée est aussi l'occasion d'une attention particulière aux élèves et leurs parents. Avec les directeurs et les enseignants, les élus de l'arrondissement présents dans les écoles ont été attentifs, le jour de la reprise, au bon accueil des enfants. Nous y resterons vigilants dans un contexte de rentrée sociale qui promet, elle aussi, d'être chaude.

Solidairement vôtre,

Jacques BOUTAULT

Maire du 2e arrondissement de Paris

Réduire la place de la voiture est une nécessité. À mesure que l'on s'approche du cœur de la capitale, les taux de pollution et les émanations de CO2 (gaz à effet de serre) augmentent. Les plus faibles d'entre nous sont les premiers touchés : personnes âgées, enfants, asthmatiques. Tout le monde en convient : la convergence des axes de circulation nord-sud et est-ouest dans un hyper centre urbain n'est pas soutenable. Dans le 2e, 75 % des ménages ont renoncé à la voiture et les autres l'utilisent souvent très peu. Mais délaisser son véhicule au profit de celui des autres est souvent mal vécu.

Comment atteindre nos objectifs ?

La politique que nous menons dans le centre consiste à modifier les sens de circulation pour décourager le trafic de transit et à supprimer des places de stationnement. Ainsi, les visiteurs sont incités à emprunter les transports en commun et le piéton peut retrouver toute sa place dans la rue. Les résidents qui n'ont pas de parking doivent pouvoir utiliser le moins possible leur véhicule ; des places de stationnement en plus grand nombre leur sont désormais réservées.

Ces orientations font partie des engagements pris par la majorité parisienne. Elles sont progressivement mises en œuvre. Certains pensent que cela ne va pas assez vite. D'autres estiment qu'il convient d'attendre une meilleure offre de transport en commun. Continuons à débattre et échanger. Car nous n'avancerons que si chacun est convaincu de la nécessité d'agir…

En 2004, poursuivons ensemble.

Bonne année à toutes et tous.

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

J'aurai le plaisir de vous présenter mes vœux, avec toute l'équipe municipale, le jeudi 15 janvier à 19h00 en mairie d'arrondissement.

2002

Janvier dans le 2e arrondissement m'offre l'occasion de vous souhaiter, au nom de toute l'équipe municipale, une année pleine de joie, de santé et de réussite. Je formule le vœu qu'au cours de l'année 2002, nos projets se concrétisent, afin que nous puissions tous mieux vivre ensemble, dans notre arrondissement, dans le respect de nos différences et de notre diversité. Je souhaite que cette année s'inscrive sous le signe de la qualité. Qualité du dialogue par l'instauration de cet outil de démocratie irremplaçable que sont les conseils de quartier. Ils seront installés le 31 janvier, à l'issue du Conseil d'arrondissement. qualité de l'environnement avec l'arrivée du tri sélectif et la réalisation d'espaces verts (pour commencer, le réaménagement du square Bidaut). Qualité de l'urbanisme avec plus de places accordées aux piétons et aux circulations douces (poursuite des élargissement de trottoirs, création d'aire de stationnement deux roues, rénovation progressive de la chaussée dans le quartier Montorgueil-Saint-Denis…). Qualité de vie également, avec la concertation dans le cadre du plan local d'urbanisme (le 14 février) qui s'nscrit dans la continuité des réunions que nous avons organisées sur l'avenir du Sentier. Il s'agit de prévoir les aménagements pour la ville que nous voulons demain.

Mais aussi la qualité de la restauration scolaire avec l'arrivée de produits issus de l'agriculture biologique, labellisés, fermiers et AOC dans les repas servis aux enfants des écoles. Qualité de l'accueil en mairie avec une documentation à votre disposition, une borne Internet qui devrait voir le jour cette année et un personnel que je sais dévoué et à votre écoute. Car la qualité, c'est aussi le respect que l'on doit à chacun. C'est dans cet esprit que nous travaillons.

Cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

" Maintenant, il faut ramasser ". Joignant le geste à la parole, le propriétaire du chien sort de sa poche un sachet en plastique dans lequel il fait disparaître la déjection de son animal. Cette petite scène de rue, dont j'ai été témoin dans l'arrondissement, montre bien que de bonnes habitudes sont en train de se prendre. À New York et Londres, ce geste citoyen est depuis longtemps entré dans les mœurs. Mais Paris avait du retard et les Parisiens exprimaient, de plus en plus, un légitime mécontentement face à cette situation.

En effet, chaque année, dans la capitale, 16 tonnes de déjections par jour sont produites par 200 000 chiens, provocant 650 accidents et coûtant 10 millions d'euros en nettoyage à la collectivité.

Un arrêté vient d'être pris qui rend désormais le ramassage obligatoire. Pour inciter à en prendre l'habitude, les 70 inspecteurs qui, seuls, avaient le pouvoir de verbaliser ce genre d'incivilité, vont recevoir le renfort des 2000 ASP (les contractuelles) qui vont maintenant être habilitées à dresser des contraventions et à demander les papiers d'identité. attention, les amendes sont dissuasives : 180 euros en moyenne.

Toujours dans l'objectif de rendre nos rues plus propres, près d'une centaine de nouveaux " réceptacles de propreté " (les corbeilles en plastique vert) vont être installés dans les rues du 2e arrondissement. Leurs emplacements ont été décidés par les élus, en lien avec la direction de la protection de l'environnement. ils seront situés dans les lieux les moins bien pourvus et où les services de la propreté ramassent le plus de papiers gras et autres déchets. Reste à les utiliser…

Enfin, une question nous est suivent adressée concernant la disparition des colonnes de recyclage du verre. Celles-ci ont été enlevées dans le cadre du plan vigipirate, par décision de la Préfecture de police. Certaines pourraient être réinstallées. Mais la mise en place du tri sélectif des ordures ménagères, à partir du mois de septembre, devrait résoudre le problème. Trois bacs vont être disposés dans les immeubles à partir de cette date. L'un pour le verre, l'autre pour les papiers, cartons et emballages (dont les bouteilles plastiques) et le troisième pour les autres déchets non toxiques.

Ces choix politiques font appel aux efforts de tous. Ils sont indispensables pour promouvoir un environnement des qualité.

Cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

Des trois mots qui composent notre devise, c'est d'abord en faveur de celui-là que la France s'est exprimée le 5 mai 2002 : fraternité dans les urnes, fraternité dans la rue.

Le 2e arrondissement, à l'image de la France, a voté avec sagesse : une participation exemplaire pour exprimer un vote profondément républicain.

Toutefois, il serait hypocrite et même dangereux de faire comme s'il ne s'était rien passé. Il s'est passé quelque chose et nous devons en tenir compte. Nous, électeurs, devons nous souvenir que chaque voix compte. Voisins, famille, amis, nous connaissons tous des personnes qui ont besoin d'être convaincues de l'importance du geste électoral. Nous devons également comprendre pourquoi des millions de Français ont choisi le vote de la peur, de l'intolérance et de la haine. Enfin nous, élus, devons, par nos actes, convaincre de notre projet. Nous sommes conscients que, plus que jamais, la balle est dans notre camp.

Je reste pour ma part convaincu que le meilleur argument à opposer à la démagogie et aux discours réducteurs reste l'action. C'est la raison pour laquelle l'équipe municipale vous présente le bilan de sa première année de mandature.

Vous pourrez observer que nous misons sur l'amélioration de environnement, la démocratie, et la solidarité pour lutter contre l'insécurité. Et ça marche, même s'il reste à faire…

Cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

L'après-Johannesburg est le moment propice pour nous rappeler que l'environnement est notre bien commun. Il doit être défendu à l'échelle de la planète mais aussi, localement, ici et maintenant, par chacun d'entre nous.

C'est en ce sens que la mairie du 2e participe activement à la semaine des transports publics. Elle organise toute une série d'événements (voir ci-contre) qui visent à promouvoir des alternatives aux déplacements automobiles en centre urbain. De l'environnement à la santé publique, en passant par la qualité de vie, les enjeux de la réduction de la place de la voiture ne sont plus à démontrer.

Cette année, nous avons choisi de nous intéresser plus particulièrement à la pollution sonore. Qu'il émane des deux roues à moteur (ml réglé), des klaxons de voitures ou des alarmes, le bruit s'insinue dans notre vie de tous les jours. Omniprésent, il ruine notre qualité de vie et parfois notre santé. Le calme est devenu un plaisir rare dans la capitale.

C'est à chacun d'entre nous qu'il appartient de définir de nouvelles règles de vie pour mieux vivre ensemble. Le succès de l'opération " Paris-Plage " montre que lorsque la voiture cède la place à des modes de transports plus doux, moins sonores et moins polluants, les Parisiens répondent présents. Mais parce que la ville ne se limite pas au loisir, il est nécessaire de réfléchir, ensemble, à d'autres façons de se déplacer.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

L'information ne remplace pas l'action. Mais elle constitue un pilier essentiel de la démocratie. Le citoyen ne peut avoir prise sur son quotidien, sans disposer d'informations sur la vie locale et la conduite des projets municipaux. C'est la raison pour laquelle les élus du 2e ont mis en place des espaces de concertation et de consultation comme les conseils de quartier et le conseil de la jeunesse. Ils s'ajoutent aux relais déjà existants que sont les réunions publiques ou les réponses des élus aux questions des habitants à l'issue des conseils d'arrondissement. C'est dans ce souci permanent de mieux communiquer avec les citoyens que la maquette du journal du 2e a été entièrement revue. Je vous laisse découvrir cette nouvelle formule, en espérant qu'elle répondra à vos attentes. Par ailleurs, notre arrondissement étant connu pour son réseau d'entreprises consacrées aux nouvelles technologies, la mairie du 2e se devait de prendre, à son tour, le virage numérique. C'est chose faite : toutes les informations pratiques, municipales, l'actualité parisienne et de l'arrondissement, seront désormais relayées sur www.mairie2.paris.fr. Les associations pourront notamment y trouver un espace pour s'exprimer et faire part des événements qui les concernent. Avec une politique de communication plus neuve, plus volontaire, je souhaite que la démocratie de proximité prenne tout son sens dans notre arrondissement.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT

Maire du 2e arrondissement

2001

Madame, Monsieur,

Vous le savez, depuis le 2 avril dernier, une nouvelle majorité est en place dans le 2e arrondissement.

D'ores et déjà, plusieurs décisions concernant la vie quotidienne des habitants, ont été prises. La réalisation d'un diagnostic dans les établissements scolaires de l'arrondissement permettra d'engager, rapidement, des travaux de rénovation. Une commission pour l'attribution des places en crèches a été constituée, mettant fin à l'opacité qui prévalait jusqu'à présent. La première étape vers une alimentation plus saine a été franchie puisque les centres de loisirs serviront, dès cet été à nos enfants, à chaque repas, une crudité ou un fruit issu de l'agriculture bio.

D'autres actions sont mises en œuvre nous vous les présentons dans ce petit document dans lequel vous trouverez également l'organisation de la nouvelle municipalité et les délégations que j'ai attribuées à chaque élu. Ainsi, vous pourrez identifier clairement vos interlocuteurs.

Le prochain conseil d'arrondissement, où vous êtes les bienvenus, aura lieu en mairie le jeudi 28 juin à 19h. à ce sujet, comme vous le savez, la démocratie locale est pour nous essentielle. Aussi, à l'issue de chaque conseil, vous êtes invités à poser aux élus toute question relative à la vie de notre arrondissement. Quant aux premiers conseils de quartier, ils démarreront avant la fion de l'année.

Bientôt, un journal municipal sera à votre disposition. Il vous tiendra régulièrement informés des actions menées par la municipalité.

Bien cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

Améliorer la qualité de la vie, mieux se déplacer, mieux vivre la ville. C'est autour de ces objectifs que les Parisiennes et les Parisiens ont élu une nouvelle majorité au Conseil de Paris et dans le 2e arrondissement.

Dès cet été, nos engagements électoraux se sont traduits concrètement sur le terrain. Des aménagements de voirie ont été réalisés sur les grandes artères limitrophes ou proches de notre arrondissement (boulevard de Sébastopol et rue de Rivoli notamment). Leur objectif : réduire la place accordée à la voiture au profit des transports collectifs (bus, taxis…) et des circulations " douces " (vélos, rollers, piétons…). L'action que nous menons est d'abord une réponse à un enjeu de santé publique. À Paris, le trafic automobile ne cesse de croître, provoquant une pollution chaque jour plus importante. Les enfants, les personnes âgées ou celles souffrant d'une maladie respiratoire sont les premières victimes de cette situation. Face à cette réalité, ne pas agir serait une attitude peu responsable. C'est tout le sens de notre démarche.

Le changement culturel qu'implique la réduction de la place accordée à la voiture peut, pour certains, apparaître contraignant. Pour d'autres, il est indispensable. Parlons-en ! en effet, ce changement ne sera accepté que s'il s'accompagne d'une large concertation. C'est la raison pour laquelle, la mairie du 2e arrondissement, qui entend prendre toute sa part à l'action menée par le maire de Paris Bertrand Delanoë, organise, dans le cadre de la semaine du transport public, plusieurs événements. En particulier, une exposition en mairie du 2e présente les projets de la municipalité en matière de transport et de circulations. Vous y êtes les bienvenus.

Cordialement,

Jacques BOUTAULT,

maire du 2e arrondissement

Dernière mise à jour le vendredi 24 mars 2017

Restez connecté

Lettre d'information

Pour suivre l’actualité de votre arrondissement, inscrivez-vous à la newsletter !

Je m'abonne

Paris j'écoute

11h5712h56
@roualloche
@Parisjecoute Comment peut-on accéder au plan de déplacement de Paris ?
@Parisjecoute

@rouallo Bonjour, vous le trouverez ici : http://ow.ly/4mIVUC Bonne journée !

17h1916h39
@mlauribault
@Paris Où se situent les nouveaux espaces verts ? Merci.
@Parisjecoute

@mlauribault Bonjour, Vous trouverez tous les détails sur les nouveaux espaces verts ici : http://ow.ly/10Ctk8 Bonne journée.

14h814h53
@Djackbroute
@Parisjecoute Bjr, ou est-il possible d'avoir des données concernant l'estimat° du trafic routier à long terme dans certaines rues de Paris?
@Parisjecoute

@Djackbroute Bonjour, il est possible que cette page du site de la Préfecture réponde à votre demande : http://ow.ly/10C9PR

10h5713h1
@nicostewz
@Paris Bonjour, savez-vous si l'affiche de l'inauguration de la Canopée est dispo qqe part?
@Parisjecoute

@nicostewz Bonjour, il n'y en a malheureusement plus. Bonne journée ! cc @Paris